mardi 16 avril 2024

42 soldats syriens et combattants du Hezbollah tués dans des frappes israéliennes

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Au moins 42 soldats syriens et combattants du Hezbollah libanais ont été tués dans des frappes israéliennes vendredi à Alep, dans le nord de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). 

Six combattants du Hezbollah et 36 soldats syriens ont été tués dans les nouvelles frappes israéliennes qui ont notamment visé à l’aube des dépôts d’armes du mouvement libanais pro-iranien, a précisé cette ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.

Depuis le début en 2011 de la guerre civile en Syrie, le voisin israélien y a mené des centaines de frappes visant l’armée syrienne mais aussi les groupes pro-iraniens qui combattent aux côtés du régime de Damas.

Une source militaire citée par l’agence officielle syrienne Sana a fait état de «plusieurs morts et blessés parmi des civils et des soldats» dans les frappes de vendredi.

«L’ennemi israélien a lancé une attaque aérienne contre différents sites à Athriya, au sud-est d’Alep», a affirmé cette source.

Selon l’OSDH, il s’agit du bilan le plus lourd pour l’armée syrienne dans les frappes israéliennes en Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza déclenchée il y a bientôt six mois.

Contactée par l’AFP depuis Jérusalem à propos des frappes de vendredi, l’armée israélienne a répondu «ne pas commenter» ces informations de presse.

Israël a intensifié ses frappes en Syrie depuis le début de la guerre à Gaza. Parallèlement, Israël et le Hezbollah se livrent à des échanges de tirs quotidiens le long de la frontière israélo-libanaise depuis le début de la guerre à Gaza.

Les frappes de vendredi ont également visé des usines qui relèvent du ministère syrien de la Défense à Safira près d’Alep mais sont actuellement sous le contrôle de groupes pro-iraniens, selon l’OSDH.

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