dimanche 21 avril 2024

Après l’attaque de Moscou, la France rehausse le niveau d’alerte du plan Vigipirate

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Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé dimanche soir «rehausser» le plan Vigipirate en France à son niveau le plus élevé : «urgence attentat», à la suite de l’attaque de Moscou revendiquée par le groupe djihadiste État islamique (EI).

«Compte tenu de la revendication de l’attentat par l’État islamique et des menaces qui pèsent sur notre pays, nous avons décidé de rehausser la posture Vigipirate à son niveau le plus élevé : urgence attentat», a indiqué Gabriel Attal sur X à l’issue d’un conseil de défense à l’Élysée. Le plan Vigipirate avait été rétrogradé au niveau 2 («sécurité renforcée – risque attentat») le 15 janvier.

«La revendication de l’attentat de Moscou provient de l’État islamique au Khorassan. Or, cette organisation menace la France et a été impliquée dans plusieurs projets d’attentats récents déjoués dans plusieurs pays d’Europe, dont l’Allemagne et la France», a précisé Matignon. «Le Premier ministre a demandé au Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, placé sous son autorité, de convoquer demain (lundi) à la première heure une réunion associant l’ensemble des services de sécurité impactés par le rehaussement du niveau Vigipirate», ajoute-t-on.

La dernière posture «urgence attentat» avait été déclenchée après l’attaque terroriste d’Arras le 13 octobre dernier. Elle avait été rétrogradée au niveau 2 («sécurité renforcée – risque attentat») le 15 janvier, comme le révélait Le Figaro.

à quatre mois des Jeux olympiques de Paris (26 juillet-11 août), Emmanuel Macron a présidé dimanche soir à l’Élysée un conseil de défense sur «l’attentat de Moscou et ses conséquences». L’attaque, vendredi au Crocus City Hall près de Moscou, a fait au moins 137 morts et 182 blessés selon le dernier bilan. Les enquêteurs continuent de fouiller les décombres du bâtiment abritant la salle de concert, ravagée par un gigantesque incendie déclenché par les assaillants.

L’attentat a été revendiqué par le groupe djihadiste État islamique (EI), mais Moscou n’a toujours pas mis en cause cette organisation. Samedi, Vladimir Poutine a évoqué la piste ukrainienne, assurant que les assaillants avaient été arrêtés «alors qu’ils se dirigeaient vers l’Ukraine».

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé son homologue russe de vouloir «rejeter la faute» sur son pays. Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche, a de son côté estimé que l’EI portait «seul la responsabilité» de ce massacre et qu’il n’y avait «aucune implication ukrainienne». Cette attaque est la plus meurtrière en Russie depuis une vingtaine d’années, et la plus sanglante à avoir été revendiquée par l’EI en Europe.

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