jeudi 25 avril 2024

La Chambre américaine des représentants adopte le texte qui menace TikTok d’interdiction

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  la Chambre  américaine des représentantsa adopté mercredi une proposition de loi qui       prévoit l’interdiction de TikTok aux États-Unis si le réseau social ne coupe pas les liens       avec sa maison mère, ByteDance, et plus largement avec la Chine.

C’est un développement majeur pour la plateforme, qui ne semblait pas menacée il y a encore quelques jours, même si l’issue du vote à venir au Sénat reste incertaine.

TikTok est depuis plusieurs mois dans le collimateur des autorités américaines, de nombreux responsables estimant que la plateforme de vidéos courtes et divertissantes permet à Pékin d’espionner et de manipuler ses 170 millions d’utilisateurs aux États-Unis.

La société a nié, à plusieurs reprises, avoir transmis des informations aux autorités chinoises et assuré qu’elle refuserait toute requête éventuelle en ce sens.

Le texte de loi, adopté à une large majorité de 352 voix sur 432 élus, «n’interdit pas TikTok», a fait valoir le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, qui a voté en faveur de la proposition.

«Il vise à solutionner des questions légitimes de sécurité nationale et de protection des données liées aux rapports du Parti communiste chinois avec un réseau social», a-t-il expliqué dans un communiqué.

La proposition de loi obligerait ByteDance, la société mère de TikTok, à vendre l’application dans un délai de 180 jours, faute de quoi elle serait exclue des boutiques d’applications d’Apple et de Google aux États-Unis.

   Liberté d’expression

Plusieurs États américains et le gouvernement fédéral ont interdit l’utilisation de l’application sur les appareils officiels des fonctionnaires, invoquant des risques pour la sécurité nationale.

Le PDG de TikTok, Shou Zi Chew, se trouve à Washington, où il tente d’obtenir des soutiens pour bloquer le projet de loi.

L’ancien président américain Donald Trump (2017-2021) a opéré un revirement en affirmant lundi qu’il était opposé à une interdiction, principalement parce qu’elle renforcerait Meta, le propriétaire d’Instagram et de Facebook, qu’il a qualifié d’«ennemi du peuple».

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