jeudi 25 avril 2024

Avare «comme oncle Picsou»: Disney poursuivi pour 1 M$ US pour avoir sous-payé ses employés

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La compagnie Disney a été accusée d’avarice par ses ouvriers d’entretiens des hôtels Disneyland, en Californie, que l’entreprise américaine aurait sous-payés durant des années, a allégué une action collective de 1 million $ US. 

«Disney a bafoué la loi en refusant de payer à ses employés ce qui leur est dû. Disney est une entreprise massive. Ils connaissent la loi. Mais tout comme leur personnage Oncle Scrooge [Picsou en français], ils choisissent d’être avares», a martelé jeudi l’un des avocats représentant les employés, du cabinet West Coast Trial Lawyers, au «New York Post».

Le géant des parcs d’attractions et des films d’animation aurait ainsi été accusé par 115 employés, actuels et anciens, d’avoir délibérément bafoué leur droit en refusant de suivre les normes salariales, et ce, sur une période de quatre ans.

Par exemple, la compagnie aurait obligé ses employés à fournir et payer leurs propres outils et équipements, sans pour autant respecter les salaires établis par les ordonnances salariales de Californie, qui veut qu’un employé soit payé au «double du salaire minimum» dans ce contexte, a indiqué la poursuite.

Le salaire minimum en Californie serait actuellement établi à 15,50 $ US.

En prime, ils ne bénéficiaient pas non plus d’une période d’une heure de pause pour un quart de travail de plus de quatre heures, les privant ainsi d’une «prime de pause-repas» auxquelles ils auraient dû avoir droit, selon le média américain.

L’action collective allèguerait, au passage, que Disney n’aurait pas «détaillé avec précision les déclarations de salaires» avec une comptabilité précise des heures, pour garantir que les employés soient correctement payés, a relevé le «NY Post».

Depuis 2019, Disney faisait déjà l’objet d’une poursuite pour «discrimination salariale généralisée» pour avoir vraisemblablement accordé un salaire plus bas à ses employés féminins depuis 2015.

L’action collective, qui serait l’une des plus importantes poursuites sur la loi de l’égalité de rémunération, devrait débuter en octobre 2024.

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