mardi 16 avril 2024

L’Algérie se dirige-t-elle vers un report de l’élection présidentielle?

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En Algérie, selon la Constitution, l’élection présidentielle devrait avoir lieu avant le 19 décembre prochain, date de la fin du mandat du président Abdelmadjid Tebboune. Mais les déclarations et indices font craindre aux Algériens un scénario de report des élections en 2025. Une situation qui laisse la population perplexe alors que jusqu’à présent, rares sont les formations politiques qui abordaient ouvertement cette question.

À moins de dix mois de la présidentielle algérienne, le climat politique reste incertain et les médias algériens n’évoquent pas le sujet. Pas de date précise pour le scrutin et le pouvoir algérien entretient le flou sur ces élections. Il n’y a ni débat, ni déclarations : «C’est comme si le sujet relevait du tabou», dénonçait il y a quelques semaines Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le changement et le progrès (UCP).

Récemment, ce sont les déclarations d’Abdelkader Bengrina, président du mouvement pour la reconstruction (MPR), allié du pouvoir, qui ont jeté un pavé dans la mare, créant ainsi la polémique. Comme pour tâter le terrain, il a laissé entendre que « l’hypothèse » d’un report des élections était sur la table.

Autre ballon d’essai, pour préparer l’opinion publique à un éventuel report, annoncé par Louisa Hannoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT). Elle affirme qu’au vu de la situation régionale instable, «les conditions ne semblent pas réunies pour organiser le scrutin».

Le président Abdelmadjid Tebboune semblait aller tout droit vers un second mandat mais il est désormais indécis. Selon des indiscrétions, son entourage serait divisé sur une nouvelle candidature à sa réélection. Plusieurs formations politiques montent au créneau et réclament une transparence politique sur le scrutin.

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