lundi 22 avril 2024

Éradication du mariage d’enfants : le CESE préconise un système d’information pour évaluer les progrès

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Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a préconisé la mise en place d’un système d’information pour assurer le suivi et l’évaluation des progrès réalisés en matière d’éradication de la pratique du mariage d’enfants.

« Ce système doit être alimenté par une batterie d’indicateurs en ligne avec les droits des enfants et les objectifs de développement durable », a affirmé le président du CESE, Ahmed Réda Chami, dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du Conseil, Younes Benakki, lors d’une rencontre dédiée à la présentation de l’avis du CESE intitulé « le mariage des filles et ses répercussions sur leur situation économique et sociale ». Ce système d’information devrait inclure des données renseignant notamment sur les éventuels cas de mariages informels d’enfants, de divorces dans les couples impliquant des mineurs, de mineures mariées abandonnées et de violences conjugales et familiales à l’égard des épouses mineures, a indiqué M.Chami.

A cet effet, il a mis en avant la nécessité de lutter contre les pratiques préjudiciables aux enfants en déployant de manière durable et intégrée diverses politiques et actions publiques à l’échelle nationale et territoriale, en accélérant la mise en œuvre du programme de la politique intégrée de protection de l’enfance (PIPE), outre le développement et le renforcement des systèmes de protection et d’assistance sociale, notamment à travers un soutien matériel ciblé aux familles pauvres comprenant des filles en âge de scolarisation.

De son côté, le membre du CESE, Chouaib Jaouad, a mis l’accent sur l’importance de prendre en considération « l’intérêt supérieur de l’enfant » de manière à assurer son intégrité physique, psychologique, morale et spirituelle, et à préserver sa dignité humaine.

Dans ce sens, il a passé en revue plusieurs effets délétères du mariage précoce qui limite l’accès des filles à l’éducation, réduisant ainsi leurs opportunités d’emploi et leur capacité à contribuer économiquement au sein de leurs familles et de la société, précisant que cette pratique renforce les normes sociales discriminatoires et alimente le cycle de la pauvreté, et les expose à un risque accru de violence domestique et à d’autres formes d’abus.

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