lundi 22 avril 2024

Tiznit : des élèves touchés par la leishmaniose

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Deux établissements d’enseignement scolaire de la province de Tiznit, région Souss-Massa ont enregistré des cas de leishmaniose. Abdellah Sayo, chef du bureau de santé scolaire à la Direction régionale du ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports de Tiznit, a confirmé l’information.

Considérées comme des maladies parasitaires, les leishmanioses provoquent des affections cutanées ou viscérales qui peuvent être mortelles si elles ne sont pas traitées. Elles peuvent être transmises par la piqûre d’insectes.

Cité par le site SNRTnews, le responsable a précisé qu’un cas d’infection a été enregistré dans une école primaire de la commune de Reggada, et quatre autres cas dans une école de la commune Anmel; « dès que la direction a été informé des cas d’infection, un contact a été établi avec les services du ministère de la Santé et une commission médicale a visité les deux établissements et a pris les mesures médicales nécessaires ».

Toujours selon la même source, « les élèves touchés par cette infection ont été transféré à l’hôpital régional de Tiznit pour recevoir les soins nécessaires », tout en soulignant que la situation ne suscite pas d’inquiétude.

Selon le même site, le responsable a précisé que les cas enregistrés ne sont pas contagieux et ne représentent aucun danger sur les autres élèves et que les deux établissements scolaires ne seront pas fermés.

Pour conclure, ajoute le même site, le responsable a précisé que les autres élèves sont sensibilisés sur les mesures d’hygiène à prendre pour éviter la contagion ainsi que les mesures à prendre en cas de contamination.

Selon le site de l’Organisation Mondiale de la santé « le Maroc comprend plusieurs zones de végétation, révélant une diversité climatique et topographique qui influence la répartition et la densité des espèces de phlébotomes et, donc, des parasites Leishmania. Cette complexité environnementale se reflète dans la diversité des formes de leishmaniose : L. infantum, L. major et L. tropica sont tous présents, chacun dans un domaine bioclimatique spécifique ».

Ainsi, plusieurs formes de la maladie existent notamment la leishmaniose cutanée zoonotique et la leishmaniose cutanée anthroponotique.

Toujours selon la même source, « La leishmaniose cutanée zoonotique due à L. major est à l’origine de flambées épidémiques imprévisibles dans le sud et le sud-est du pays… L. major se transmet du rongeur à l’homme à la fin de la saison des phlébotomes, en septembre/octobre. Après une courte période d’incubation d’une semaine à deux mois, les lésions apparaissent chez l’homme à la fin de l’automne et cicatrisent généralement en moins de six mois. Dans le nord du pays, on observe des cas sporadiques de leishmaniose cutanée zoonotique due aux variantes de L. infantum ».

En ce qui concerne, la leishmaniose cutanée anthroponotique due à L. tropica « ces cas surviennent dans les villes et villages du centre du pays. L’épidémiologie de la leishmaniose cutanée due à L. tropica au Maroc est bien plus complexe, et moins bien comprise, que celle de la leishmaniose viscérale et de la leishmaniose cutanée zoonotique…. ».

L’OMS précise que « Les activités de lutte comprennent la lutte antivectorielle et contre les réservoirs, le dépistage actif et passif, le traitement précoce et pris en charge des cas, l’éducation sanitaire dans les écoles et les localités ainsi que la collaboration multisectorielle (entre les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Éducation) ».

Selon l’institut Pasteur, les leishmanioses peuvent se présenter sous différentes formes cliniques.

Ainsi, la leishmaniose cutanée est le plus souvent bénigne; « Elle se caractérise par des lésions ulcérées ou ulcéro-croûteuses, parfois très nombreuses, localisées sur les parties découvertes du corps et qui guérissent en général spontanément en laissant des cicatrices. Selon l’espèce infectante, la leishmaniose cutanée peut évoluer vers une forme cutanéo-muqueuse ou cutanée diffuse ».

La leishmaniose viscérale quand à elle est la forme la plus grave; « elle se manifeste par de la fièvre, de l’anémie, un amaigrissement, un gonflement du foie et de la rate et des ganglions lymphatiques. Elle est mortelle en l’absence de traitement ».

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