mercredi 28 février 2024

Croix-Rouge: 8000 personnes évacuées de l’hôpital al-Amal dans le sud de Gaza

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Environ 8000 personnes ont été évacuées lundi de l’hôpital al-Amal dans le sud de Gaza, encerclé par les combats, mais environ 300 autres s’y trouvent encore, dont des personnes âgées, a indiqué la Croix-Rouge mardi.

«La situation humanitaire dans la bande de Gaza est plus que catastrophique», a déclaré un porte-parole de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Tommaso Della Longa, lors d’un point de presse à Genève.

«8000 personnes déplacées qui avaient trouvé refuge dans notre hôpital du Croissant-Rouge palestinien à Khan Younès, Al-Amal, ont quitté l’hôpital hier (lundi Ndlr)», a-t-il indiqué.

Il a ensuite expliqué à l’AFP que la décision d’évacuation avait été prise «en raison du manque de sécurité».

«Il y a encore actuellement une centaine de personnes âgées et de personnes handicapées qui n’ont pas pu quitter l’hôpital, 80 patients et 100 membres du personnel et bénévoles. Ils sont toujours à l’intérieur», a-t-il dit pendant la conférence de presse.

La riposte d’Israël à Gaza a fait 27 585 morts, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Depuis plus de deux semaines, a expliqué M. Della Longa, l’hôpital d’al-Amal y a été encerclé par des combats acharnés, et même «frappé à plusieurs reprises», y compris vendredi dernier, causant la mort de la responsable du département Jeunesse et Bénévoles du Croissant-Rouge palestinien.

L’hôpital al-Amal est un des plus importants de la ville, avec le centre médical Nasser, lui aussi piégé dans les combats.

«L’occupation israélienne resserre son siège sur le complexe médical Nasser et cible son périmètre de façon soutenue», a affirmé Ashraf al-Qudra, porte-parole du ministère de la Santé du Hamas.

Selon lui, 300 membres du personnel médical, 450 blessés et 10 000 personnes déplacées se trouvent à l’intérieur de l’hôpital Nasser, où la nourriture manque, tout comme les médicaments notamment anesthésiques et chirurgicaux.

En outre, a-t-il indiqué, les générateurs doivent s’y arrêter «d’ici quatre jours en raison du manque de carburant.»

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