jeudi 29 février 2024

Revue de presse de ce jeudi 25 janvier 2024

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Voici les principaux titres de presse développés ce jeudi 25 janvier 2024:

Le Matin

Les discussions entre le gouvernement et les syndicats de l’enseignement les plus représentatifs avancent plutôt bien, notamment le volet relatif au futur statut unifié des fonctionnaires de l’Éducation nationale. En revanche, le point relatif à l’annulation des suspensions ayant touché quelque 545 enseignants semble beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît. Le ministère de tutelle se montre intransigeant en ce qui concerne le cas de ceux ayant eu recours à «l’intimidation des enseignants non-grévistes, à l’incitation des élèves à commettre des actes de violence contre ces derniers ainsi qu’à des actes de vandalisme contre leurs biens». Le département de Benmoussa entend ainsi traiter la question des enseignants suspendus au cas par cas. Chose que les syndicats semblent à priori accepter, puisqu’ils affirment qu’ils vont défendre d’abord «ceux qui sont affiliés à leurs sections». De quoi raviver l’aigreur et l’agressivité des Coordinations qui se sentiront ainsi de plus en plus isolées.

Le Programme des Nations unies pour le développement au Maroc vient de lancer le premier appel à manifestation d’intérêt dans le cadre du Projet d’accélération de croissance verte et de création d’emplois pour les jeunes. Il a pour objectifs d’accompagner les PME retenues, suite à un processus de sélection, pour booster leurs activités en développant de nouvelles sources de revenus éco-responsables ou en écologisant les activités existantes. Chaque année, deux accélérateurs de 5 mois seront mis en place, et chaque accélérateur comprendra une cohorte de 25 entreprises. Le projet travaillera avec des partenaires financiers afin d’améliorer l’accès des entreprises cibles au financement.

Le président d’Infovac Maroc, Dr Saïd Afif, lance un appel au ministère de la Santé et de la protection sociale pour introduire le vaccin contre les oreillons dans le calendrier national de la vaccination. Il plaide également pour le remboursement à 100% dans le privé. Pour lui, le vaccin reste le moyen le plus efficace pour la prévention contre cette maladie dont les conséquences à moyen et long termes sont lourdes.

Bonne nouvelle pour les jeunes entrepreneurs agricoles de Béni Mellal-Khénifra. Le département de l’Agriculture se penche sur la préparation d’une offre d’accompagnement intégrée pour la région. Celle-ci sera déployée à travers le Centre régional des jeunes entrepreneurs agricoles et agroalimentaires et ses antennes et apportera un appui, à la carte, aux jeunes porteurs de projets ou d’entreprises et coopératives nouvellement créées portées par les jeunes, en plus d’un service adapté aux différents profils des jeunes et des territoires ruraux.

L’investissement en matière d’énergies renouvelables connaîtra un bond qualitatif à l’horizon 2027, particulièrement de la part du secteur privé, a indiqué la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali. Ainsi, le volume annuel des investissements sera quadruplé par rapport à la période 2009-2022, a précisé Benali en réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur « la promotion de l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables », présentée par le groupe Authenticité et Modernité. La ministre a affirmé que l’investissement en énergies renouvelables est en accélération depuis 2021, à travers le renforcement et le développement du réseau électrique national.

Les inspirations Eco

Pas besoin de présenter une caution bancaire, une lettre de change avalisée, un nantissement de fonds de commerce ou de marchés publics, ou encore une hypothèque, ou toute autre forme de garantie conforme aux dispositions légales et réglementaires en vigueur pour les sociétés ayant déjà entamé la procédure d’importation de biens d’investissement avant le 1er janvier 2024. L’Administration des douanes et impôts indirects exempte les importateurs ayant entamé ladite procédure avant le 1er janvier 2024 de la nouvelle exigence de garanties. Ces derniers doivent néanmoins présenter des factures justifiant que le paiement total ou partiel du prix du bien importé a été effectué avant le 1er janvier 2024. C’est ce qui ressort d’une circulaire publiée par l’Administration des douanes et impôts indirects, portant sur les études tarifaires et la TVA appliquée aux importations de biens d’investissement.

Face à une situation des plus critiques comme celle que traverse le Maroc actuellement, caractérisée par plusieurs années de sécheresse, les stratégies instaurées pour atténuer l’impact se veulent d’être efficientes sur tous les plans. C’est ainsi que la Commission des infrastructures de base, de l’énergie, des mines et de l’environnement s’est attelée à l’étude du rapport «Écosystèmes forestiers du Maroc : risques, défis et opportunités» élaboré précédemment par le Conseil économique, social et environnemental. Lors d’une séance dédiée à l’étude dudit rapport à la Chambre des représentants, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts Mohammed Sadiki a souligné la nécessité de mettre à jour les textes réglementaires relatifs au domaine forestier en raison de leur obsolescence. Dans ce contexte, il a fait référence à l’élaboration par son département d’un code forestier en vue de surmonter l’ensemble des contraintes liées aux textes législatifs.

L’Economiste

Les investissements dans le domaine des énergies renouvelables programmés dans le cadre du plan d’équipement électrique vont connaître un bond qualitatif. selon Leila Benali. La ministre de la Transition énergétique a souligné que l’investissement annuel sera multiplié par quatre par rapport à la période 2009-2022. Parallèlement, elle a également annoncé la mise en marche du programme d’approvisionnement des zones industrielles en électricité propre. Des autorisations ont été accordées pour deux projets, d’autres sont à l’étude. Au total, le Maroc a cumulé jusqu’à aujourd’hui une capacité totale dans le domaine des énergies renouvelables d’environ 4.6 gigawatts.

Le Maroc réaffirme ses ambitions pour le marché espagnol. C’est ce qui ressort de la forte participation du Royaume au salon Fitur qui s’est ouvert, hier, à Madrid. Pour l’Office national marocain du tourisme(ONMT), Fitur est la première rencontre annuelle pour les professionnels du tourisme mondial. C’est aussi le 2e salon du tourisme au niveau international après l’ITB. Ce ne sont pas moins de neuf régions et 38 exposants qui ont répondu à l’invitation de Adel EL Fakir, directeur de l’ONMT. Ce dernier leur a offert un pavillon, bien positionné à l’entrée du hall 1 du plus grand événement de l’industrie touristique en Espagne. Dans ce hall, le Maroc est entouré de destinations africaines comme la Tanzanie, le Ghana, la Mauritanie, la Tunisie, la Gambie et le Sénégal.

Le niveau trop bas des honoraires proposés par certains appels d’offres publics pour des missions d’audit fait l’unanimité chez la profession des experts-comptables. Des consultations publiques au demeurant boycottées par certains professionnels et pas toujours pour des raisons financières. «Généralement, pour soumissionner, il faut fournir beaucoup de paperasse sans aucune garantie d’être sélectionné. En exigeant une liasse de documents, l’Etat se prive des meilleurs talents en matière d’audit et de commissariat aux comptes», confie un professionnel. Ce dernier trouve anormal qu’une administration exige, par exemple, le quitus fiscal ou une attestation de régularité sociale alors qu’elle peut les demander elle-même à la structure administrative concernée.

L’Opinion

En dépit des dernières précipitations, qui ont permis une baisse du déficit pluviométrique actuellement enregistré, le défi de la raréfaction des ressources hydriques persiste et appelle à renforcer l’action et l’engagement collectif liés à ce domaine. « Nous avons effectivement plusieurs beaux projets étatiques dans le domaine de l’eau dont nous voyons actuellement l’aboutissement », commente Pr Leila Mandi, membre de l’Académie de l’Eau de France et anciennement directrice du Centre National d’Etudes et de Recherche sur l’Eau et l’Énergie. “Il convient cependant d’améliorer encore plus les efforts dans certains domaines, notamment la lutte contre le gaspillage de l’eau et le contrôle liés aux stations de traitement et d’épuration. De même, notre pays gagnerait à franchir le pas pour se lancer dans l’utilisation des eaux usées traitées dans l’irrigation de certaines cultures, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays”, recommande l’experte en eau.

La persistance de la sécheresse menace fortement la survie du cheptel national, risquant ainsi de déstabiliser l’approvisionnement du marché national. À l’approche du mois de Ramadan, période où la demande pour cette denrée augmente considérablement, le ministère de l’Agriculture et les professionnels se mobilisent pour stabiliser les prix et approvisionner le marché convenablement. Pour éviter toute hausse des prix, le gouvernement a décidé de supprimer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les droits de douane sur l’importation de bovins. Selon les professionnels, les prix de la viande rouge ne devraient pas connaître de changement majeur au cours des prochains mois. D’après eux, l’importation d’animaux va permettre de maintenir les prix de la viande rouge à des niveaux adéquats, pour le mois de Ramadan mais aussi pour Aïd Al-Adha.

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