jeudi 22 février 2024

DGSN : baisse du taux de criminalité en 2023

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La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a enregistré une baisse notable dans l’aspect général de la criminalité, tant en termes de nombre de cas ou de dossiers enregistrés, soulignant que les indicateurs de criminalité ont diminué de 10% au cours de l’année 2023.

Le nombre de cas et de dossiers enregistrés au cours de l’année en cours, selon ce que la DGSN a révélé dans son bilan annuel, est de 738.748 cas, résultant en la détention et la présentation de 723.874 personnes devant divers parquets.

Les indicateurs de criminalité violente ont également connu une baisse dans divers crimes graves, selon les chiffres de la DGSN, indiquant que les crimes de meurtre, de coups et blessures entraînant la mort ont diminué en 2023 de 25%, les agressions sexuelles de 4%, le vol de voitures d’environ 19%, les vols qualifiés de 9% et les vols avec violence de 6%.

La Direction de la Sûreté attribue ces résultats à l’approche intégrée qu’elle a adoptée, en continuant à mettre en œuvre les articles de la stratégie  sécuritaire pour la lutte contre la criminalité pour la période 2022-2026, qui mise sur le renforcement des structures de lutte contre la criminalité, le développement des laboratoires de police scientifique et technique, et l’ancrage de la dimension des droits dans la fonction policière, notamment dans les procédures de garde à vue et de gestion de la surveillance dans les lieux de détention, ainsi que le renforcement de la coordination et de la coopération avec les services de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire dans diverses affaires complexes.

En parallèle de la baisse des indicateurs de criminalité, l’année 2023 a vu la continuité du taux d’élucidation, soit le pourcentage de clarification de la réalité des crimes commis, enregistrer des niveaux record pour la septième année consécutive, atteignant près de 95% dans l’ensemble des cas enregistrés, et environ 92% dans les cas de  crimes violents, des taux qualitatifs et exceptionnels, selon la DGSN, principalement contribués par le développement des mécanismes de recherche criminelle, et la consécration du rôle central de la police scientifique et technique dans les enquêtes menées.

Ceci a également été facilité par le signalement immédiat des victimes et témoins des crimes commis et le traitement sérieux des dénonciations virtuelles et des contenus publiés sur les réseaux sociaux, ce qui a grandement contribué à la réduction des indicateurs de « crimes d’ombre ou crimes non signalés », et a permis en retour de réprimer les personnes impliquées.

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