mardi 27 février 2024

Tanger : Les causes du décès d’un médecin militaire sont dues à des problèmes cardiaques

-

Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger, Mourad Tadi, a rendu public un rapport concernant le décès d’un ancien médecin militaire. Lautopsie médicale a prouvé que le décès de l’ancien médecin militaire aux urgences de Tanger était « naturel ». Le défunt souffrait de problèmes cardiaques.
Un communiqué du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger, dont une copie nous est parvenue à lareleve, établit que l’autopsie médicale a conclu qu’« il n’y avait aucune trace de violence ni de contusion sur le corps du défunt » et que la cause du décès était « un infarctus du myocarde dû à une sténose de l’artère coronaire gauche, qui résultait d’un saignement dans l’estomac dû à de de multiples infections ulcéreuses ».
Le communiqué indique également que le Procureur général du Roi près la Cour d’Appel de Tanger, a immédiatement ordonné au service préfectoral de la police judiciaire de Tanger d’enquêter sur les circonstances du décès survenu le 12 novembre 2023 et  déterminer l’identité de la personne décédée et établir un contact avec sa famille pour l’identifier.
Toujours selon le communiqué du procureur général du Roi, le Service de diagnostic biométrique affilié à l’Institut des sciences et des preuves médico-légales de la sécurité nationale a également été chargé de mener les enquêtes diagnostiques nécessaires et d’autoriser le prélèvement des échantillons d’ADN du défunt afin de mener les correspondances génétiques nécessaires et déterminer l’identité de la personne en question. C’est ainsi qu’il a été possible d’établir qu’il s’agissait de Murad Al-Saghir.  né le 04/09/ 1968 à Tanger.
Afin d’approfondir les recherches, le personnel administratif et le médecin qui a suivi son état de santé ont été entendus. Il a été confirmé que le défunt était arrivé le 11 novembre 2023, alors qu’il se trouvait dans un état critique en raison de l’insuffisance de ses capacités respiratoires ce qui a nécessité son placement dans la salle d’oxygène des urgences, avant d’être transféré en salle de traumatologie où il est décédé, malgré les efforts du personnel médical.​
Le ministère public a confirmé que pour déterminer toutes les circonstances du décès du défunt, tous les témoins qui l’ont vu ou examiné ont été entendus et il a été constaté que le défunt avait été préalablement transféré dans la même institution hospitalière à bord d’un véhicule civil, le 8 novembre 2023 et qu’il était dans un état de santé détérioré après avoir été retrouvé dans la rue principale. Pris en charge, il a été mis sous oxygène, après quoi, il est reparti après que son état s’était amélioré. Néanmoins, précise le communiqué, le malade n’avait pas décliné son identité pour le dossier hospitalier, ce qui a été confirmé par les agents de la protection civile qui l’ont pris en charge.
Après avoir entendu la sœur du défunt et procédé aux opérations d’identification nécessaires, l’autorisation a été donnée de remettre le corps à la famille, qui a entamé les procédures d’inhumation le 1er décembre 2023.
Le communiqué du ministère public indique que les recherches sur cette affaire sont toujours en cours.

- Advertisment -