vendredi 1 mars 2024

Parkinson, Alzheimer : un espoir dans le marc de café pour prévenir les maladies neurodégénératives

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Non, il ne s’agit pas de lire dans le marc de café les prémices des maladies neurodégénératives, mais il se pourrait bien que, dans cette insignifiante poudre noire utilisée, les scientifiques soient parvenus à extraire des composés à base d’acide caféique susceptibles de contribuer à protéger les cellules cérébrales.

Les recherches n’en sont qu’à leurs prémices, mais une équipe de scientifiques vient de découvrir que le marc de café avait le potentiel, via un processus spécifique, de protéger les cellules cérébrales des dommages causés par certaines maladies neurodégénératives. Avec ces nouveaux travaux, les chercheurs espèrent aboutir à terme à un médicament capable de lutter contre la plupart des troubles de ce type.

La démence toucherait pas moins de 55 millions de personnes dans le monde, avec près de 10 millions de nouveaux cas chaque année, d’après des données publiées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La majorité de ces cas, entre 60 et 70 %, concernerait la maladie d’Alzheimer, tandis qu’environ 8,5 millions de personnes étaient atteintes de la maladie de Parkinson en 2019, toujours d’après l’OMS. Deux maladies qu’aucun traitement n’est actuellement capable de guérir, et dont le coût des soins ne cesse d’augmenter chaque année. C’est pourquoi les scientifiques œuvrent pour tenter de trouver LE médicament qui pourrait changer la donne, et permettre à des millions de personnes de prévenir ces troubles.

Une équipe de chercheurs de l’Université du Texas à El Paso semble avoir trouvé une piste sérieuse dans… le marc de café. Ce sont plus précisément les « points quantiques de  à base d’ caféique », qu’il est possible d’obtenir à partir du marc de café, qui seraient capables de protéger les cellules cérébrales des dommages causés par certaines maladies neurodégénératives, comme Alzheimer et Parkinson. Attention toutefois, les scientifiques précisent que cette solution n’est rendue possible que si la maladie résulte de facteurs liés au mode de vie ou à l’environnement, comme l’obésité, l’âge, ou l’exposition aux  et autres produits chimiques toxiques.

« Les points quantiques de carbone à base d’acide caféique ont le potentiel de transformer le traitement des troubles neurodégénératifs. En effet, aucun des traitements actuels ne résout les maladies ; ils ne font que gérer les symptômes. Notre objectif est de trouver un remède en nous attaquant aux fondements atomiques et moléculaires de ces maladies », explique Jyotish Kumar, du département de  et de  de l’Université du Texas à El Paso, dans un communiqué.
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