lundi 27 mai 2024

Le PNUE salue le leadership et l’engagement du Maroc pour relever les multiples défis environnementaux

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La Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), Inger Andersen, a salué, mercredi à Rabat, le leadership du Maroc et son ferme engagement pour relever les multiples défis environnementaux auxquels le monde est confronté actuellement.

« J’ai eu l’immense plaisir de visiter nombre de villes marocaines et de constater de visu le véritable leadership du Maroc dans tous les domaines liés à l’environnement », s’est félicitée Mme Andersen dans une interview accordée à la MAP en marge de sa visite dans le Royaume.

Saluant l’approche « très ouverte » et le ferme engagement du Maroc pour faire face aux défis environnementaux auxquels le monde entier est confronté aujourd’hui, la responsable onusienne s’est dite « très impressionnée » par les efforts et actions menés par le Royaume en matière de gestion des crises climatiques qui secouent toute la planète.

Étant une économie côtière et un pays qui fait face aux effets des émissions de CO2 engendrées par d’autres États, le Maroc est convaincu de l’importance d’agir en tant que leader climatique, a-t-elle affirmé, évoquant, dans ce sens, sa visite au complexe Noor Ouarzazate, un projet pionnier qui procède de la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI.

« J’ai été très heureuse de visiter à Ouarzazate le complexe Noor où nous avons constaté l’ampleur des investissements courageux que le Maroc a faits il y a plus d’une décennie à même de l’ériger aujourd’hui en la deuxième plus grande centrale solaire au monde », s’est-elle réjouie.

« J’ai eu le privilège de visiter de nombreux projets d’infrastructure de grande envergure, mais celui-ci est totalement différent et le Maroc devrait en être très fier », a-t-elle ajouté.

S’agissant de la perte de biodiversité, qui est une autre crise mondiale, le Maroc est encore une fois très engagé, selon Mme Andersen.

En effet, le Royaume a mis en place un programme d’investissement dans les forêts portant sur le reboisement avec un objectif d’atteindre 600.000 hectares de forêts supplémentaires d’ici 2030, a rappelé la Directrice exécutive du PNUE, saluant encore une fois le « courage » des initiatives marocaines visant à faire face aux feux de forêt, qui sont désormais une réalité à laquelle le monde entier est confronté en raison du changement climatique.

Pour ce qui est de la pollution et des déchets, Mme Andersen a mis en avant les différentes initiatives lancées par le Royaume à cet effet, notant que le Maroc, à l’instar du monde entier, est confronté à nombre de défis qu’il n’a eu de cesse de relever.

Elle a ainsi souligné que « le Maroc ne vit pas dans la victimisation, mais dans l’engagement proactif et la recherche de solutions. Il est vraiment un leader sur les trois fronts, à savoir la crise climatique, la crise de la perte de biodiversité, y compris la désertification, et la crise de la pollution et des déchets ».

La responsable onusienne a, par ailleurs, salué l’esprit solidaire du Maroc dans le domaine environnemental.

« Ce qui me frappe à chaque fois que je viens dans ce magnifique pays, c’est qu’il se considère comme une nation africaine et une nation méditerranéenne et qu’il assume cette double responsabilité « , a soutenu Mme Andersen.

La manière dont le Maroc s’engage envers ses voisins africains et à l’égard de l’ensemble du continent est très impressionnante et intéressante, a-t-elle dit, citant, à titre d’exemple, l’ouverture de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir aux étudiants africains en vue d’apporter un soutien et des opportunités pour l’Afrique.

Elle a ainsi rappelé que l’Afrique subit de plein fouet les conséquences du changement climatique, faisant remarquer que d’ici 2030, quatre pays sur cinq du Continent vivront avec une pénurie d’eau ou des problèmes liés à l’eau en raison des conditions climatiques.

Malgré les chocs climatiques qu’elle subit, l’Afrique propose également des solutions, d’où le besoin de financement, de justice climatique et d’investissements dans le continent, a poursuivi Mme Andersen, affirmant que le continent est également l’endroit où l’on peut obtenir l’énergie la moins chère, sans hydrocarbures.

« Le monde entier devrait donc envisager d’investir en Afrique, d’y transférer ses affaires, sa production et ses industries, en raison du potentiel de création d’emplois, d’opportunités, de croissance et de développement, ce qui est bien sûr dans l’intérêt de tous », a-t-elle assuré.

Soulignant le besoin d’une accélération des investissements dans les énergies renouvelables, Mme Andersen a indiqué que le Maroc a déjà un accès à 100% à l’énergie, mais de nombreux pays africain sont encore loin.

La question est donc de savoir dans quel type d’énergie et de ressources ces pays envisagent d’investir, s’est-elle interrogée, soulignant que le soleil est une ressource illimitée.

De même, l’hydrogène vert est une opportunité dans un certain nombre de régions à travers le continent qui peut être transformé en un produit exportable, une source de revenus d’importation, un pourvoyeur d’emplois et un vecteur de développement, a-t-elle estimé, qualifiant de « très intéressantes » les discussions au Maroc autour de cette ressource.

La directrice exécutive du PNUE effectue une visite au Maroc à la tête d’une importante délégation à l’occasion de la réunion du Bureau de la 6ème Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement, dont la présidence est assurée par le Royaume.

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