lundi 27 mai 2024

Londres plaide en faveur de l’élargissement du Conseil de sécurité de l’ONU

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Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, a plaidé en faveur de l’élargissement du Conseil de sécurité des Nations unies, afin d’offrir au Sud une voix plus importante à la table des négociations.
Dans un discours au cercle de réflexion britannique Chatham House, M. Cleverly a indiqué qu’il avait écouté attentivement les dirigeants des pays du Sud et que ceux-ci avaient le sentiment que les pays riches « accaparaient le pouvoir et négligeaient leurs responsabilités ».
« Ce qui m’a frappé, c’est que lorsque je parle à des ministres, ils me répètent sans cesse qu’ils ont l’impression que le système multilatéral parle trop souvent des questions qui préoccupent la région euro-atlantique et moins de l’Indo-Pacifique, de l’Amérique latine ou de l’Afrique », a-t-il souligné.
Le pouvoir se déplace vers ces régions et ce sont les pays de ces régions qui décideront de la pérennité du système, a-t-il poursuivi, assurant qu’en l’absence d’une réforme stratégique audacieuse, « il existe un risque réel que les pays du Sud se retirent du système commercial mondial ».
« La meilleure façon de changer cette perception est de s’assurer qu’ils ont une voix puissante et cohérente à la table des négociations », a souligné M. Cleverly, précisant que le centre de gravité économique se déplace vers l’Indo-Pacifique et que la part de l’Afrique dans la population mondiale passera de 18% à 37% d’ici à 2100.
Par ailleurs, il a plaidé en faveur d’une représentation africaine permanente au sein du G20 et que l’Inde, le Brésil, l’Allemagne et le Japon deviennent membres du Conseil de sécurité.
Le chef de la diplomatie britannique a également appelé à une révision de l’utilisation du droit de veto par les cinq membres permanents du Conseil, estimant que les pays les plus pauvres du monde ont l’impression que leur voix n’est pas entendue, même sur les questions qui les concernent directement.

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