mardi 28 mai 2024

Marrakech: Ouverture des travaux de la Conférence parlementaire sur le dialogue interconfessionnel

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Les travaux de la Conférence parlementaire sur le dialogue interconfessionnel, organisée, du 13 au 15 courant par l’Union interparlementaire (UIP) et le Parlement marocain, se sont ouverts mardi à Marrakech, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

La séance inaugurale de cette conférence a été marquée par un Message adressé par SM le Roi aux participants, dont lecture a été donnée par le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi El Alami.

Dans ce message, le Souverain a affirmé que le dialogue interconfessionnel, mû par la volonté de favoriser une interaction constructive, une entente unanime et une coopération fructueuse entre les différentes croyances, sera un levier essentiel qui contribuera à préserver l’Humanité des tourments de la souffrance et de la division.

SM le Roi a souligné que cet objectif ne pourra être atteint que « si nous joignons l’acte à la parole; tel est l’un des enjeux majeurs de votre conférence ».

« Il nous appartient également de jeter un jour nouveau sur le concept de dialogue interconfessionnel; il nous incombe enfin de fortifier la prise de conscience collective sur l’importance du dialogue et de la coexistence, sur les périls qu’entraîne la persistance d’une logique d’introversion et de fanatisme », a poursuivi SM le Roi à l’adresse des participants à cette Conférence.

Dans une allocution à cette occasion, le président de l’UIP, Duarte Pacheco, a salué le message de SM le Roi, faisant remarquer que le Maroc a « une longue histoire de coexistence entre différentes religions et croyances » et que cette conférence s’inscrit dans une longue lignée d’événements interconfessionnels distingués qui se sont déroulés au Royaume.

« La religion et les croyances sont importantes pour de nombreuses personnes: elles influencent notre identité, nos valeurs et notre processus de prise de décision; elles affectent la façon dont les gens participent à la société », a-t-il dit, notant que « parce qu’elles sont importantes pour nos électeurs, elles doivent l’être pour nous en tant que parlementaires. »

« S’il est vrai que les parlementaires et les croyances religieuses ont des mandats différents, ils partagent l’objectif commun de servir leurs communautés et de promouvoir leur bien-être », a relevé M. Pacheco.

Dans une allocution similaire, le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, a rappelé que la ville de Marrakech occupe une place spéciale de par son histoire de tolérance et de coexistence entre les religions, citant, à cet égard, la déclaration de Marrakech sur les droits des minorités religieuses dans les pays musulmans de 2016. Cette conférence, à l’instar de l’UIP, ambitionne de promouvoir des solutions et des bonnes pratiques pour des sociétés plus tolérantes et démocratiques, a-t-il relevé. « Dans un monde où la majorité absolue de la population se dit religieuse, il est nécessaire de travailler ensemble pour une mise en place pérenne de sociétés inclusives et en paix », a-t-il fait savoir. De son côté, la présidente d’International Women’s Coordinating Committee, Agatha Chikelue, s’est félicitée du choix du thème « collaborer pour notre avenir commun » de cette conférence, qui constitue un levier important pour engager une meilleure collaboration entre les parlementaires et les leaders religieux à travers le monde pour promouvoir le dialogue et l’échange, et mettre en avant la vérité universelle qu’ »en dépit de nos différences, nos points communs nous réunissent ».

Rappelant que le monde traverse un moment crucial de son histoire en raison de la recrudescence des conflits armés et des tensions, elle a relevé que l’Afrique, plus que d’autres continents, « porte le fardeau le plus lourd en matière de conflits et d’insécurité qui prévalent dans notre communauté, qui donnent lieu à un développement très lent ».

Dans ce sens, la représentante de Religions for Peace a mis en exergue le rôle des parlementaires dans la promotion des valeurs de tolérance entre les différentes religions, appelant à investir davantage pour la paix afin de sauver l’humanité.

La séance d’ouverture de cette conférence, à laquelle assistaient notamment le Conseiller de Sa Majesté le Roi, André Azoulay, et de nombreuses personnalités nationales et internationales, a été marquée par la projection d’un film institutionnel mettant en exergue les valeurs de tolérance et de coexistence religieuse au Royaume.

La vidéo s’est attardée sur le rôle joué par SM le Roi, Amir Al Mouminine, dans le rapprochement des religions, et la diffusion des valeurs de modération et le rejet de l’extrémisme, tout en retraçant la visite historique de Sa Sainteté le Pape François, Pape du Vatican, au Maroc en mars 2019, ainsi que les efforts continus déployés par le Souverain, à l’instar de Feu SM Mohammed V et Feu SM Hassan II, dans le domaine religieux au service de la paix, de la coopération et de la fraternité humaine.

Organisée en partenariat avec « Religions for Peace » et avec le soutien de l’Alliance des civilisations de l’Organisation des Nations Unies et de la Rabita Mohammedia des Ouléma, cette conférence connaît la participation de parlementaires, de chefs religieux, de représentants de la société civile qui vont engager un dialogue constructif et échanger sur les meilleures pratiques pour résoudre les principaux problèmes entravant la coexistence durable.

Cette conférence internationale, initiée sous le thème « dialogue interconfessionnel : collaborer pour notre avenir commun », reflète les rôles importants et multiples joués par l’institution législative nationale, qui s’inspire de l’histoire millénaire du Royaume, riche en épisodes phares et exemples forts de tolérance religieuse et de coexistence.

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