lundi 17 juin 2024

Le mandat d’arrêt contre Poutine nous met « des bâtons dans les roues », dit Pretoria

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Le mandat d’arrêt international contre Vladimir Poutine nous met « des bâtons dans les roues », a affirmé mercredi le porte-parole du président sud-africain Cyril Ramaphosa, alors que le pays doit accueillir en août un sommet des Brics en présence du président russe.

« Tous les chefs d’Etat devraient assister au sommet. Mais maintenant, nous avons des bâtons dans les roues avec ce mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale », a déclaré lors d’une conférence de presse Vincent Magwenya, le porte-parole de M. Ramaphosa.

« Ce que cela impose, c’est d’autres dispositions, pour voir comment cela va être pris en compte, et ces dispositions sont en cours. Une fois qu’elles auront été prises, les annonces nécessaires seront faites », a-t-il ajouté sans plus de précisions.

Le pays d’Afrique australe, qui entretient des liens étroits avec la Russie, doit accueillir en août un sommet des Brics, groupe de pays réunissant l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Inde et la Russie.

Or la Cour pénale internationale (CPI), installée à La Haye, a émis en mars un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour le crime de guerre de « déportation » d’enfants ukrainiens dans le cadre de l’offensive de Moscou contre l’Ukraine.

L’Afrique du Sud étant membre de la CPI, elle est théoriquement censée arrêter le président russe à son arrivée dans le pays.

L’Afrique du Sud est critiquée depuis le début de la guerre en Ukraine pour sa proximité avec Moscou. Pretoria affirme respecter une position « neutre » et refuse de se joindre aux appels occidentaux à condamner la Russie, expliquant vouloir favoriser le dialogue.

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