lundi 17 juin 2024

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

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 Une maladie neuro-dégénérative, c’est-à-dire une maladie qui touche directement le cerveau. Parmi elles, on estime à au moins 200.000 le nombre d’individus atteints par la maladie de Parkinson, dont la journée mondiale se tient ce mardi 11 avril.

Décrite pour la première fois en 1817 par le scientifique anglais James Parkinson, les causes de cette maladie restent encore mal connues à ce jour, même si les médecins ont fait de notables progrès depuis dans sa prise en charge.

LORSQUE DES CELLULES NERVEUSES DISPARAISSENT

La maladie de Parkinson se caractérise par la disparition de certaines cellules nerveuses dans une zone particulière du cerveau appelée «substance noire».

Ces cellules nerveuses, ou neurones, sont très importantes car elles sont spécialisées dans la fabrication d’une essence chimique qui permet aux êtres humains de contrôler leurs mouvements.

Cette substance est la dopamine, un neurotransmetteur. Or, sans la dopamine, les gestes du quotidien, comme écrire ou manger deviennent de plus en plus compliqués.

DES EFFETS VARIABLES SELON LES PERSONNES

Pour autant, les effets de la maladie de Parkinson peuvent être extrêmement variables d’une personne à l’autre.

Certains malades pourront, par exemple, être incapables de bouger aussi vite qu’ils le faisaient auparavant. D’autres seront pris parfois de tremblements incontrôlables et très handicapants. Enfin, d’autres pourront encore être piégés par des paralysies, notamment faciales, figeant leur expression.

DES «PANNES» QUI PEUVENT SURGIR À TOUT MOMENT

Ces états invalidants vont et viennent sans prévenir. Ils apparaissent ainsi sporadiquement, comme des pannes.

Certains proches de malades parlent ainsi parfois d’un «interrupteur» qui s’enclencherait dans le cerveau de la personne atteinte, sans que l’on sache trop comment.

Ce faisant, les malades alternent entre états invalidants et périodes sans mal apparent, où la vie normale reprend le dessus.

UNE MALADIE DONT ON NE GUÉRIT PAS

Si cette maladie ne se guérit toujours pas à l’heure actuelle, il existe néanmoins des traitements qui permettent d’en atténuer, du moins partiellement, les effets.

Les traitements médicamenteux sont l’alternative la plus courante. Ils visent le plus souvent à pallier le manque de dopamine soit en mimant l’action de la dopamine, soit en administrant une substance qui sera transformée en dopamine. Ils sont donnés par voie orale dans la majorité des cas et sont associés à des séances de kiné ou de sport, comme la gymnastique. Bouger est en effet très important.

De même, il est très important de soutenir et de comprendre au mieux les malades pour ne pas les laisser dans l’isolement. 

LA RECHERCHE AVANCE

Dans l’intervalle, la recherche médicale avance. Aujourd’hui, on ne meurt pas de Parkinson à proprement parler, mais le handicap qui l’accompagne est très important.

Parmi les différentes pistes, les chercheurs étudient notamment la transplantation de cellules capables de remplacer les neurones perdus, c’est la voie offerte par les cellules souches.

La thérapie génique, qui consiste à introduire des gènes thérapeutiques dans des cellules ciblées pour pallier des déficiences, notamment de dopamine, est également une approche porteuse de grands espoirs.

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