mercredi 19 juin 2024

Lettre ouverte à M. Jean-Paul Lecoq : Le vrai coupable dans le conflit du Sahara est la France qui a charcuté la carte du Maroc

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Dans une lettre ouverte au député français Jean-Paul Lecoq, élu GDR de Seine-Maritime dont on connait la haine qu’il voue au Maroc pour être à la solde de l’Algérie et du polisario, M. Abdelkader El Brihi, de manière franche et directe, met à nu les contre-vérités contenues dans l’intervention de ce député, le 7 octobre dernier en tant que pétitionnaire devant la Quatrième commission de l’Assemblée générale de l’ONU sur la question du Sahara marocain.

Voici la troisième partie de cette lettre divisée en quatre parties:

 Lettre ouverte à

M. Jean-Paul Lecoq

député GDR de la 8ème circonscription de Seine-Maritime

Assemblée nationale

Paris – France

Le vrai coupable dans le conflit du Sahara est la France qui a charcuté la carte du Maroc

(troisième partie 3/4)

M. le député ;

On parle beaucoup des crimes commis par telle ou telle partie dans ce conflit et on oublie de mentionner le VRAI CRIMINEL dans cette affaire. Le vrai COUPABLE c’est bel et bien la France qui est à la base de toutes les souffrances causées par ce conflit, à travers les pièges qu’elle a malicieusement installés avant de partir de la région du Maghreb. L’un des crimes les plus ignobles du colonialisme français réside, non dans les génocides et le pillage des richesses, mais plutôt dans le retraçage des frontières léguées aux peuples de la région. Des cartes entièrement redessinées et des frontières sous forme de lignes droites tracées au crayon et à la règle dans des bureaux confortable à Paris, loin de la réalité sur le terrain…

Regardez la carte du Maroc et des pays voisins sur Google maps. Les criminels qui ont redessiné ces cartes ont charcuté des pays entiers, démembrant, ainsi, des Etats jadis unis, fractionnant des tribus qui ont toujours vécu ensemble, éparpillant des familles jamais séparées, isolant de larges couches de la population de leurs marchés, leurs lieux de culte et de pèlerinage… et surtout de leur identité et de leurs racines. Résultat : dès leur indépendance, de nombreux Etats africains se sont retrouvés au sein d’une spirale de « contestations de frontières » qui se sont souvent traduits par des guerres meurtrières.

A cet égard, je vous invite à consulter le travail minutieux de Frank E. Trout, professeur à l’université de Harvard, suite à 8 années de recherches avec deux autres collaborateurs. Menée sous le patronage du « Comité d’études africaines » de l’université Yale (USA), cette recherche est la plus documentée jamais entreprise par des chercheurs étrangers sur le problème du tracé des frontières marocaines par le colonialisme.

L’une des principales conclusions de ce travail publié en 1969 (soit 6 ans avant l’éclatement du conflit du Sahara marocain), est que la « France ASSUME UNE GRANDE PART DE RESPONSABILITE » dans le conflit territorial LATENT ET INTERMINABLE entre le Maroc et l’Algérie. Selon ce chercheur, «l’administration coloniale française a rattaché à l’Algérie des régions entières alors qu’elles étaient, des siècles durant, sous administration marocaine, notamment au moment de leur conquête ».

Aussi, le chercheur met en avant « trois chefs d’accusation que le gouvernement marocain pourrait faire valoir aujourd’hui :

  1. Les puissances signataires de l’acte d’Algésiras, en particulier la France, n’ont pas honoré leur obligation de GARANTIR L’INTEGRITE TERRITORIALE du Maroc ;
  2. Le contrôle par l’Espagne de Saquiet El Hamra est illégal et ne peut être justifié à la lumière de la reconnaissance internationale du droit du Maroc sur cette zone ;
  3. En 1962, le gouvernement algérien a pris possession d’un territoire de la France que la France avait reconnu légitimement marocain ».

« Ce qui est certain, souligne le chercheur, c’est que la configuration actuelle des frontières dans le Nord-ouest du Sahara n’est guère un ARRANGEMENT FAVORABLE A UNE PAIX DURABLE. Toutes les divisions territoriales sont des limites de FACTO. Il n’y a pas eu d’accord international entre ces pays concernant leurs frontières sahariennes ».

Dès les premières lignes de son introduction, le chercheur précise que «  les FRONTIERES SAHARIENNES DU MAROC NE SONT NI RECONNUES, NI ACCEPTABLES pour le gouvernement chérifien, (entendez par là marocain). Ces frontières, dans leur majeure partie, ne sont que des frontières de facto qui lui ont été imposées sans qu’il ait été associé à leur élaboration sous le régime du protectorat. Elles ont été soit méconnues, soit modifiées en fonction des problèmes complexes, d’ordre diplomatique, militaire, administratif, qui se posaient aux puissances coloniales ».

Cette CONCLUSION pertinente a été faite en 1969, soit quelques années seulement avant l’éclatement du conflit factice autour du Sahara marocain. L’auteur qui a fait ce constat est un éminent chercheur de la plus prestigieuse université au monde (Harvard). Il n’a aucune relation avec le Maroc. C’est un travail scientifique basé sur des documents officiels, des cartes et des témoignages. C’est aussi un document de référence et une mine précieuse de données par excellence élaboré par un chercheur neutre, dont le seul soucis était de faire une recherche académique sur la base de références purement objectives.

La pertinence de ce travail réside aussi dans le fait qu’à cette date (1969), il n’y avait ni polisario, ni séparatisme, ni visée d’indépendance, ni convoitises (du moins APPARENTE) de la part des généraux algériens. C’est ce qui donne à ce travail toute la fiabilité et la crédibilité d’une recherche académique neutre et impartiale.

Sur les 554 pages que compte ce livre, 92 sont consacrées aux cartes et 34 à la bibliographie, soit le quart du document. A l’exception de l’introduction (4 pages) et de la conclusion (13 pages), le contenu de ce document est un ensemble de rappels historiques et de données techniques et cartographiques d’une grande précision.

(Morocco’s Saharan Frontiers – Frank E. Trout – Librairie Droz – première publication en Suisse : février 1969)

https://books.google.co.ma/books?id=IO69HppDTDgC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

M. le député ;

En ayant l’effronterie de défendre, sans rougir, « l’inviolabilité des frontières héritées du colonialisme », les dirigeants algériens défendent directement le crime le plus odieux légué par le colonialisme français, à savoir une carte de la région d’Afrique du nord et du Sahel complètement redessinée avec des frontières imposées.

Normal, diront les mauvaises langues, leur pays est le plus grand bénéficiaire du charcutage des frontières des pays voisins. Du néant, ils se sont retrouvé à la tête d’un « empire » bâtard cousu à la Frankenstein dont la superficie est plus grande que le quart du continent européen.

Le comble dans ce débat est que les pays et les parties qui défendent bec et ongles cet odieux crime colonial, sont des pays qui prétendent être progressistes, voire même révolutionnaires, et n’ont de cesse de réclamer, au sein des différentes instances internationales, le respect des droits de l’homme et la souveraineté des pays (sic) !!!

Remarquez cette contradiction honteuse, et pour le moins scandaleuse, de ceux qui se cachent derrière des slogans « révolutionnaires et progressistes », tout en parrainant ce crime abjecte qui a morcelé des pays et éparpillé des peuples. C’est ce qu’on est tenté d’appeler la schizophrénie latente ou l’opportunisme primaire. Normal quand ça vient de pays sans histoire, sans repères et surtout, sans identité, à l’instar de l’Algérie. Un hold-up politique en plein jour… et avec une effronterie incroyable. (voir ci-joint article : https://lareleve.ma/57965/

M. le député ;

Dans votre intervention devant la Quatrième commission, vous avez parlé de « l’émergence d’initiative unilatérales, illégitimes et illégales des Etats unis, de l’Allemagne et de l’Espagne visant à faire du plan d’autonomie du Roi du Maroc la solution ».

D’abord, qui êtes-vous pour affirmer que ces « initiatives » sont « unilatérales », « illégitimes » et « illégales » ? En votre qualité de quoi vous osez porter ce jugement qui incarne toute l’arrogance d’un seigneur à l’égard de ses serfs ?

Quand ces pays étaient dans la zone grise ou soutenaient la thèse séparatistes, leur position n’était, selon vous, ni « unilatérale », ni « illégitime » et encore moins « illégale ». Quand un pays exprime une position anti-marocaine, ça vous paraît normal et légitime. Quand le même pays adopte une attitude pro-marocaine, c’est forcément illégitime !!! Lorsqu’un dirigeant séparatiste s’attaque au Maroc, vous le croyez sur parole. Mais, dès que ce même dirigeant quitte le polisario pour contester cette arnaque et dénoncer la main mise algérienne sur ce mouvement séparatiste, il devient automatiquement un menteur.

Ce qui est plutôt illégitime et franchement illégal, c’est l’attitude hostile de la France qui connaît la vérité (c’est elle qui a créé ces problèmes) et qui persiste à entretenir ce conflit, en niant au Maroc son droit LEGITIME sur son Sahara.

Cette façon de présenter les choses est le cœur même de ce que vous appelez « géométrie variable ». Une analyse maladive d’où émane l’odeur de la haine, de la partialité et du parti-pris aveugle à l’égard d’un pays qui refuse de se soumettre au diktat de votre gouvernement.

Ces initiatives n’ont rien d ’ « illégitime », et encore moins d’ « illégal ». Ce sont des décisions souveraines et courageuses prises en toute conscience par de grandes puissances. Une sorte d’autocritique. Ces pays n’ont fait que rendre à César ce qui a toujours appartenu à César. Ils n’ont fait que remettre les choses à leur vraie place après des décennies de chantage à l’égard de mon pays. S’ils ont osé le pari de fausser compagnie à leur allié français, ils ne l’ont pas fait pour les beaux yeux de mon pays, mais plutôt pour assurer leurs intérêts. Peut-être même qu’ils en ont marre de compromettre leurs intérêts pour ne pas mettre en péril la politique de brigandage de la France en Afrique.

Ce qui jette un vent de panique au sein de vos amis généraux (algériens), et ce qui vous chagrinent personnellement, c’est que ces « initiatives » émanent de grandes puissances qui ont une grande influence sur la scène internationale. L’incidence de leur décision sur ce conflit artificiel commence déjà à faire son effet.

C’EST LA PREMIÈRE FOIS QUE LA DIPLOMATIE MAROCAINE RÉUSSIT UNE PERCÉE AUSSI NETTE ET IMPORTANTE au sein de grands centres de décision dans le bloc occidental sur le dossier du Sahara marocain.

Pour votre information, il n’y a pas que les Etats unis, l’Allemagne et l’Espagne qui ont pris cette initiative de reconnaître les droits « légitimes » de mon pays sur son Sahara. Outre les Etats unis, il y a 10 pays européens, presque tous de l’Union européenne, qui ont exprimé, jusqu’à présent, leur soutien à la proposition marocaine d’autonomie, en d’autres termes, à la marocanité du Sahara. Il s’agit de l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, Chypre, le Luxembourg, la Hongrie, la Roumanie, le Portugal, l’Autriche, la Serbie…

En plus, de ces initiatives, il ne faut pas oublier les 30 pays qui ont ouvert des consulats dans les deux villes les plus importantes du Sahara marocain : Laâyoune et Dakhla. Ces pays n’ont pas forcément de nombre suffisant de leurs citoyens dans ces deux villes pour justifier cette initiative courageuse. Il s’agit avant tout d’un geste hautement politique à travers lequel ils ont tenu à adresser un message fort à la communauté internationale pour exprimer, concrètement, leur soutien effectif avec le droit légitime du Maroc de recouvrir ce territoire historiquement sien. C’est aussi un signal fort à l’égard de la junte militaire qui sévit en Algérie pour lui dire que les pétrodollars qu’elle utilise, sans compter, pour acheter les consciences, ne sont pas assez suffisants pour occulter la vérité sur la légitimité de la revendication du Maroc sur son Sahara.

M. le député ;

Pourquoi ce cynisme à vouloir tromper les gens à tout prix. On dirait que vous avez ça dans le sang, tellement incrusté dans vos gènes. Le « plan d’autonomie »  n’est pas celui du Roi, à Lui seul. C’est le plan de tout le peuple marocain. La cause du Sahara est la cause de tous les Marocains. Car, au Maroc, quand le Roi parle, prend une décision ou présente une initiative, Il le fait au nom du peuple. Acceptez-le ou pas, le Roi c’est le peuple. Les deux forment un ensemble indissociable, indivisible, imprescriptible et immuable. C’est la force de ce Royaume multiséculaire et millénaire. Le Maroc a été construit dès le départ sur la base de ce socle unitaire et indéfectible. C’est ce qui fait de ce Royaume l’un des pays les plus vieux du monde, beaucoup plus vieux et … bien plus mature que Madame la France, qui veut se forger une place dans la cour des grands sur le compte des autres.

Sur la base de ce socle et cette symbiose multiséculaire, le Maroc construisit déjà la première université au monde (au 8ème siècle à Fes) et portait le flambeau de la connaissance et du savoir, au moment où vos ancêtres gaulois vivaient encore dans les cavernes et servaient de simples serfs au service des seigneurs et des grands féodaux. Vos historiens utilisent le mot « serf » pour ne pas qualifier la populace européenne d’ « esclave ». Les romains, eux, parlaient de « plèbe », d’autres de « racaille », de « pègre »…

Le ridicule atteint son paroxysme lorsque vous vous êtes demandé, sans rougir, « pourquoi imposerait-on ici la solution prônée par le colon contre la volonté du colonisé ? ». Vous faites allusion au plan d’autonomie soutenu par une bonne partie de la communauté internationale pour régler ce problème initié et entretenu par les ex officiers de l’armée française, qui s’accaparent le pouvoir en Algérie…

D’abord, je tiens à vous rappeler que les colons, les vrais, sont les politiciens de votre genre qui s’accrochent encore à des repères idéologiques caducs, désuets et obsolètes et qui cherchent à survivre en se mettant au service des dictatures les plus ignobles. Vous êtes complices directes, impliqués jusqu’au cou, dans la politique coloniale, impérialiste et hégémoniste de la France dans sa chevauchée de pillage des richesses d’une bonne partie du continent africain et de ce que vous appelez les « départements d’outre-mer ».

La preuve !? Vous n’avez jamais dénoncé les stratagèmes mis en place par la France pour continuer à piller les richesses de ces pays. Tout en vous cachant derrière des slogans « gauchistes, progressistes et révolutionnaires », vous n’avez jamais eu la décence et l’honnêteté intellectuelle de dénoncer les coups d’Etat fomentés par des services bien connus ou l’assassinat de chefs d’Etat africains récalcitrants. Au contraire, il y a toujours eu les « grandes gueules », qui se relaient sur les plateau des télévisions, constamment disposées à justifier l’injustifiable et alimenter les campagnes médiatiques honteuses menées, tambours battants, contre tout responsable politique africain qui ose refuser de se soumettre à vos diktats. Des machines à parler formées pour répéter la même rengaine et gracieusement rémunérées sans scrupule. C’est du mercenariat politico-médiatique pur et simple.

On se souvient très bien de la manière élogieuse dont les médias français présentaient, durant les années 70/80, les « aventures » sanguinaires  du tristement célèbre Bob Denard, le mercenaire français qui semaient la terreur sur le continent africain, fomentant des coups d’Etat, provoquant des guerres civiles, soutenant les pires dictatures de notre époque… Aujourd’hui, tout le monde sait que cet assassin sans foi ni loi n’était qu’un pion … la main dont se servaient lesdits services pour appliquer la politique néo coloniale de la France dans ses anciennes colonies.

La France qui ose attaquer les autres pays au nom des droits de je ne sais quoi, est la même France qui soutient encore et toujours les pires dictatures du monde. l’Algérie est le moindre des exemples.

Même au summum de la popularité du PCF, durant les années 70/80, lorsque vous étiez au pouvoir au sein du gouvernement Mitterrand, vous n’avez eu aucune gêne à cautionner cette politique de chantage, de pillage et d’exploitation de vos anciennes colonies. Quelle a été la position du PCF sur l’affaire du « Rainbow Warrior » et le sabotage, le 10 juillet 1985 par les services secrets français, de ce navire de l’organisation Greenpeace venue, sur place, pour dénoncer les essais atomiques sur les territoires de la Polynésie « française » ? Selon le patron des services de renseignement français de l’époque (DGSE), Pierre Lacoste, l’ordre de saboter ce bateau a été donné par le ministre de la défense, Charles Hernu, avec « l’autorisation explicite du président Mitterrand ». Le PCF n’avait plus de ministres au gouvernement, mais il continuait à soutenir la majorité présidentielle.

Votre silence sur la politique de pillage de la France officielle, à lui seul M. le député, est la manière la plus éclatante de cautionner la politique impérialiste de la France. Cette politique consiste à assurer les intérêts de la France, soumettre les autres peuples par différents stratagèmes et voler le pain de la bouche des petits africains, notamment, pour que les français de l’hexagone, comme vous,  puissent se payer leur bière le soir avant de rentrer chez eux et leur baguette bien chaude le matin avant d’aller au travail.

Sachez que pour 10 euros que vous avez dans vos poches, au moins la moitié de cette somme est volée aux Africains, extorquée de la bouche de leurs enfants, qui sont laissés pour compte, abandonnés sans défense aux vautours et aux charognards venus de France. Par la suite, vos « ONG humanitaires » (resic) entrent en scène et se chargent de publier, à grande échèle, les images choquantes de ces victimes afin de quémander les restes de nourriture et de vêtements usés qu’elles se dépêchent de distribuer aux petits Africains squelettiques, devant les objectifs des caméras affrétées spécialement à cette mission. Une mise en scène crapuleuse et savamment orchestrée pour tenter de redorer le visage hideux de votre pays aux yeux de l’opinion publique internationale, aux dépens de la dignité des victimes.

M. le député ;

 Vous traitez mon pays de colon et vous passez votre temps à le dénigrer et à ternir son image, alors qu’il ne vous a rien fait. Mais, sachez que c’est un immense honneur pour nous, Marocains, de voir des « grandes gueules » à la française ou à l’européenne s’attaquer à notre pays. Ces agressions ridicules sont la preuve irréfutables que le Maroc, par sa politique audacieuse, dérange la mentalité de colon que vous représentez. Vos attaques ne font que stimuler notre volonté d’aller de l’avant.

Vous ne pouvez pas imaginer comment nous, Marocains, nous réagissons à l’attitude agressive, hautaine et arrogante de ces européens hostiles à notre pays. On a pitié d’eux. Leur attitude est pathétique et combien ridicule. C’est une risée et une source de moquerie pour meubler nos discussions.

M. le député ;

Savez-vous que la France est, aujourd’hui, le pays le plus raciste de la planète ? Le racisme et la xénophobie sont carrément institutionnalisés par les plus hautes instances de l’Etat sous forme de projets de lois, présentés par le gouvernement et votés par le parlement dont vous faites partie. Ce que vous appelez « loi contre le séparatisme » est la forme la plus odieuse et la plus scandaleuse de ce racisme adoptée par les plus hautes autorités de votre pays. De l’islamophobie à l’état primaire. La France est le seul pays au monde où les femmes sont bousculées sans ménagement, voir brutalisées parce qu’elles portent un morceau de tissu sur la tête …

Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, quand les unités spéciales de vos forces de sécurité défonçaient les portes des maisons de familles paisibles à 4 h du matin, tabassant les parents paisibles et innocents devant les yeux ahuris de leurs enfants, semant ainsi la terreur au sein de la communauté musulmane… Personne n’a osé dénoncé des actes aussi indignes que même les forces de l’apartheid n’ont jamais osé commettre.

Il y a quelques jours encore, Rachid M’Barki, journaliste franco-marocain de la chaine « BFMTV » a été « viré » de manière ignoble, après l’avoir exposé à la vindicte médiatique du « pays des droits de l’homme » !!! Il va même être poursuivi devant la « justice ». Où est passée la présomption d’innocence dont vous vous targuez ? Son crime ? A l’antenne, il a prononcé 2 mots : « Sahara marocain ». Au même moment, d’autres, les grandes gueules habituelles, qui insultent le Maroc matin et soir sur ces mêmes antennes et portent contre lui, sans aucune preuve, des accusation graves, sont dorlotés et choyés.

Le comble. Quelques semaines auparavant, le parlement européen, sous l’impulsion de la France, a voté une résolution « dénonçant les atteintes à la liberté d’expression et la détérioration des conditions d’exercice du journalisme au Maroc » (sic). Pourtant, aucun des Don Quichotte qui ont défendu et voté cette résolution n’a osé dénoncé le licenciement de M. M’Barki. Aucun journaliste. Aucun député. Aucun syndicat. Aucune ONG n’a daigné levé le petit doigt pour condamner ce licenciement révoltant… cette inquisition digne du moyen âge !!

Vous, en tant que député communiste « défenseur des personnes vulnérables » comme vous prétendez, qu’avez-vous fait pour soutenir le droit de ce journaliste à la liberté d’expression… ? Rien. Silence honteux.

Rappelez-vous encore, en 2015, deux journalistes français, Eric Laurent (reporter de « Radio France » et du « Figaro magazine » et Catherine Graciet du journal « Le Monde » !!! ont tenté de faire chanter le Roi du Maroc, qui leur a tendu un piège majestueux que la presse française n’est pas prête d’oublier. Les deux aigrefins ont été interpelés, en flagrant délit, la main dans une enveloppe de 80 milles euros et un engagement fraichement signé de leur main, dans lequel ils ont accepté de renoncer à publier un « livre au contenu dévastateur » !!! sur la Monarchie marocaine, en contrepartie de deux millions d’euros.

Cette affaire crapuleuse a montré à quel point la déliquescence est ancrée dans les gênes d’une certaine élite qui fait le show et donne des leçons de moral aux autres. Dans le cadre d’une solidarité crapuleuse, la presse française a trouvé là un prétexte idéal pour continuer à déverser toute sa haine sur le Maroc. Le journal « le Monde », le porte-voix de la France… le maître en chef des donneurs de leçons a intérêt à balayer, d’abord, ses bureaux et ses couloirs.

Il fallait attendre 8 ans, et ce malgré le flagrant délit et les preuves accablantes, dont notamment des enregistrements effectués avec l’aval des autorités compétentes, pour que le Tribunal judiciaire de Paris se décide, enfin, à condamner les deux larcins … (tenez-vous bien) à «  UN AN de prison AVEC SURSIS et 10 000 euros d’amende » !!!???

Ce verdict, aussi absurde qu’il est, n’était pas du goût de la défense qui a, aussitôt, décidé de faire appel !!! Tout en évoquant une « simple erreur déontologique » (sic), ladite défense récuse tout caractère potentiel de « menace », et ce malgré l’évidence de l’acte criminel caractérisé de ses 2 clients !!! Parions que ladite défense va réclamer leur blanchiment pur et simple. C’est son droit certes. Il y a même de forte chance qu’elle demande la légion d’honneur pour service rendu par ces deux maîtres chanteurs.

Comment jugez-vous ce verdict, M. le député, vous qui passez votre temps à vous attaquer à la « partialité » des systèmes juridiques des autres ? N’est-ce pas là l’exemple flagrant d’une justice à « géométrie variable », ou plutôt une justice à géométrie multiple… aux choix multiples…

Après 8 longues années d’attente, la montagne a accouché d’une souris. La préméditation de l’acte, l’escroquerie, le chantage, la menace caractérisée à l’égard d’un chef d’Etat (les deux escrocs présentaient leur livre comme ayant un « CONTENU DÉVASTATEUR » pour le Royaume, n’est-ce pas une menace ?)… Malgré toute cette liste exhaustive de « forfaitures », avec le flagrant délit à la clé, les juges ont estimé que le sursis est largement suffisant comme punition, alors que les délinquants des banlieues sont automatiquement expédiés en prison pour des délits dix fois moins graves. Les initiateurs de la révolutions françaises doivent se retourner dans leurs tombes.

Quand une affaire est susceptible d’enfoncer un Marocain, la justice est expéditive (affaire Omar Reddad : Omar m’a tuer, comme exemple). Lorsque le plaignant est Marocain, les juges ne donnent pas l’impression d’être pressés !!!

Et puis, c’est quoi cette série d’accusations de viol « prêtes à coller » qui menacent les personnalités marocaines jusqu’à preuve de leur inculpation ?

Les donneurs de leçons doivent avoir un minimum de décence pour se taire.

M. le député ;

Vous traitez mon pays de colon et vous n’arrêtez pas de le combattre !!! Soit. Mais, pour que votre combat puisse être attractive et revêtir ne serait-ce qu’un brin d’honorabilité, je vous suggère de commencer par vous interroger, d’abord, sur la mentalité de colon que vous incarnez personnellement. Donnez l’exemple en dénonçant la politique impérialiste de votre propre pays. Ensuite, marquez vos distances de la junte algérienne qui défend le « droit à l’autodétermination » UNIQUEMENT pour les Sahraouis tout en refusant, au même titre que vous, ce même droit aux Kabyles, aux Catalans, aux Ecossais, aux Corses, c’est-à-dire à de vrais peuples qui ont une vraie terre et une histoire … Pour les éléments de cette junte, le « droit à l’autodétermination » a été créé pour être appliqué uniquement au « Sahara occidental », et nulle part ailleurs. Une mine de ridicule à ciel ouvert.

Je vous défie de publier, un communiqué soutenant le droit des peuples kabyle, catalan, écossais, corse… à l’autodétermination… ou de recevoir un représentant du peuple kabyle au siège de votre parlement. Montrez-nous que vous avez bien le courage de vos idées. Faites-le et je vous garantis que vous serez banni, à l’instar de votre ex camarade, feu Roger Garaudy, dont le seul crime est d’avoir discuté, PACIFIQUEMENT, les données historiques relatives à l’holocauste. Pour le simple fait d’en avoir parlé, il a été condamné par les dirigeants politiques et l’« élite »  intellectuelle !!!  de la France (de surcroît berceau de la liberté et des droits de l’homme) !!!, à passer le restant de sa vie au ban de la société, pire qu’un lépreux!!!

Chez vous, on peut remettre en cause l’existence même du bon Dieu, mais pas certains sujets auxquels vous avez imposé un aspect tabou, quasiment sacré et impossible à discuter.

C’est ça le pays des droits de l’homme, de la liberté et de l’égalité !!!

M. le député ;

Ayez l’audace de prouver que vous avez le courage de vos opinions. Pour commencer votre thérapie, auriez-vous le cran de provoquer une discussion ou, ne serait-ce que poser une question orale à votre ministre des affaires étrangères sur la pertinence du maintien du « Franc CFA », les répercussions catastrophiques sur les économies des pays concernés de cette monnaie de singe et son énorme impact en faveur du PIB de la France et du revenu des français ? Je vous défie de le faire.

Vous savez, au moins, ce que veut dire « franc CFA » ? Ça veut dire « franc des COLONIES FRANÇAISES D’AFRIQUE » !!! Tout est dit, dès le départ, dans cette appellation : la France considère les pays concernés comme étant ses « colonies ». Je ne vous souhaite pas le sort des rares chefs d’Etat africains qui ont exprimé leur intention (leur intention seulement) de sortir de cette maudite zone CFA, qui leur a été imposée par Madame la France.

Ensuite, que fait l’armée française dans ces pays ? Vous croyez que la France sacrifie ses soldats au Sahel et ailleurs pour les beaux yeux des Africains ? Et puis, comment expliquer le foisonnement des groupes terroristes et des mouvements séparatistes là où les troupes françaises mettent les pieds en Afrique, pourtant venues officiellement pour combattre le terrorisme et les éléments armés ?

Comment expliquer, dès lors, l’apparition du chef de la branche sahélienne de la nébuleuse terroriste « Al Qaïda », Abou Obeida Youssef Al Annabi, sur les plateaux de la chaine de la télé française « France 24 », et ce juste après l’expulsion des troupes françaises du Sahel, sachant que l’opération « barkhane » a été mise place par la France en 2014 pour combattre les groupes armés dans la région, dont « Al Qaïda »? Quel est le message que la France envoie en  exhibant cet individu à ce moment précis, marqué par l’échec cuisant de la tournée de Macron dans 4 pays africains ? Comment le journaliste, qui revendique l’exclusivité de cet entretien, a-t-il réussi là où les services de renseignement du monde ont échoué : entrer en contact avec l’un des hommes les plus recherchés du monde… à moins qu’il n’ait bénéficié de l’intercession d’une partie influente ? Sachant que, « France24 » est détenue à 100% par l’État français, c’est la vitrine de la France et son porte-parole dans le monde, comment ne pas voir dans cette intrusion inopportune une « conciliation », pour ne pas dire « réhabilitation », subite avec un groupe aussi dangereux, condamné et combattu par le monde entier ? Cette duplicité est désormais dévoilées.

A lui seul, le président Macron a eu le mérite de provoquer un sursaut inespéré au sein de l’opinion africaine, sous la bannière de cette politique funeste appelée « Françafrique ». Avec les gaffes, l’impudence, le ton désinvolte, irréfléchi, arrogant et provocateur qui parsèment ses laïus avec les Africains, il a réussi à soulever la colère de ces derniers, du dirigeants politique jusqu’au simple citoyens lambda. L’échange houleux et humiliant qu’il a eu dernièrement avec le président congolais, Félix Tshisekedi, lors de la conférence de presse dans la capitale Kinshasa en dit long sur le peu de crédit dont jouit, désormais, la France sur ce continent. Quand Macron parle d’Afrique, on voit la voracité, la désinvolture, l’insolence, les convoitises et l’arrogance jaillir, comme des geysers, dans ses yeux.

A titre d’exemple de ces nombreuses maladresses, pour ne pas dire dérapages, que même les plus abruties des apprentis en politique évitent de commettre : sa présence au Tchad pour superviser, sur place et en pleine période de deuil, l’investiture du général Mohamed Déby suite à la mort, plus que suspecte de son père Driss Déby est, à elle seule, une erreur politique monumentale… une ingérence flagrante dans les affaires intérieure d’un pays souverain qui tentait de se relever des effets dramatiques d’un drame national. Mais, Macron n’en a cure. Il ne prend même plus de gants dans sa façon de traiter avec les pays africains. Ses prédécesseurs avaient, au moins le « tact » de faire la même chose, mais discrètement.

Suivre, quatrième et dernière partie : Comment expliquer cette symbiose étrange entre un député «communiste» et une meute de généraux sanguinaires et notoirement corrompus?

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