lundi 22 avril 2024

La langue de Shakespeare « massacrée » par El Othmani à Istanbul (+Vidéo)

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Au Maroc, depuis plusieurs jours, une vidéo fait le buzz sur les réseaux sociaux. Et pour cause, elle montre le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani, et secrétaire général du parti de la Justice et du Développement (PJD), dans un état de confusion totale «incapable de formuler correctement des phrases dans la langue de Shakespeare», selon nos collègues de Telexpress, alors qu’il n’était «nullement obligé » de s’adresser aux journalistes turcs en cette langue lors de son passage à Istanbul.

En fait, ce n’est pas la première fois qu’El Othmani malmène une langue étrangère. Les 14 juillet 2017 et 2018, il avait «massacré» celle de Molière devant l’ambassadeur de France et son épouse lors de la célébration de la fête nationale française, en présence de centaines d’invités politiques et diplomatiques, marocains et à étrangers.

«Le chef du gouvernement était-il contraint d’exprimer ses sentiments à Istanbul, comme à Rabat, dans deux langues qu’il ne maitrise pas ?», s’est-on interrogé.

Les milieux diplomatiques à travers le monde ne voient aucun mal lorsqu’un de leurs invités s’exprime dans la langue officielle de son pays. Ils font même appel à des interprètes comme l’avait fait Benkirane devant l’ambassadeur américain Dwight Bush lors d’une cérémonie à l’ambassade américaine à Rabat, le 4 juillet 2016.

Lorsque l’ancien chef du gouvernent (Benkirane) a parlé en arabe pour raconter une de ses fameuses anecdotes, il a tout d’abord remercié Obama pour la carte de vœux de fin d’année que ce dernier lui avait envoyée, et dans la foulée s’est interrogé avec dérision sur la signification de la signature de son chien Sunny.

« Je comprends la signature du président américain et de sa famille … Mais cette signature du chien je ne l’ai pas comprise jusqu’à présent … j’attends toujours la réponse …», avait-il dit.

Bien sûr, l’ambassadeur des Etats-Unis et son épouse n’étaient pas contents, ceci était clair pour tous les invités. Et bien que le chef du parti de la Lampe ne s’en était pas rendu compte sur le coup, le message était parvenu Washington «cinq sur cinq».

Pour en revenir à la question de la maltraitance de la langue des autres, on se rappelle aussi du culot du Komunikator PJDiste, Mustapha El Khalfi, dont on dit qu’il a appris «les arts martiaux de la Com.» à Washington en neuf mois de séjour en tant que boursier de Fullbright.

Alors qu’il était ministre de la Communication (communication avec les gens du service ou présentant un certain intérêt seulement), il a fait irruption sur la chaîne Europe1 « pour communiquer », sauf qu’il s’est embourbé et sa mémoire et le lexique l’ont trahi en se contentant lors de l’émission live que tout le marocains regardait avec «beaucoup d’intérêt». Le jeune ministre islamiste n’a cessé de répéter, tel un refrain en boucle, une seule phrase dont il mérite d’en porter le surnom: «C’est clair. C’est clair. C’est clair…».

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