vendredi 21 juin 2024

Maroc-USA: Des relations séculaires exemplaires qui dérangent une France néo-coloniale

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En saluant le rôle de SM le Roi Mohammed VI dans le soutien à la paix et à la sécurité en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et dans le monde entier, ainsi que le rôle essentiel que joue le Royaume au sein des missions onusiennes de maintien de la paix à travers le monde, et en réitérant le soutien des Etats-Unis au plan marocain d’autonomie comme solution sérieuse, crédible et réaliste au différend autour du Sahara, la secrétaire d’Etat adjointe américaine chargée des organisations internationales, Michele Sison, souligne ainsi la position américaine qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat historique, qui n’a eu de cesse de se consolider dans les différents domaines.

A la différence de la France, prisonnière de son passé coloniale et d’une certaine pensée hégémonique dépassée, cette position américaine se démarque par la sincérité et le respect mutuel.

Cette position contraste avec le caractère fluctuant d’une relation avec la France qui a du mal à se délester de ses travers tutélaires d’une époque coloniale révolue. En témoigne le mécontentement de Paris suite à son déclassement inhérent à la nouvelle dynamique du partenariat maroco-américain, et ce, dans la foulée des accords d’Abraham.

La France, qui exploite l’histoire pour maintenir une hégémonie, et une rente géostratégique qui n’ont plus lieu d’être, n’arrive pas à avaler son reflux qui fait place au renforcement et à la diversification des partenariats du Maroc avec les alliés traditionnels, notamment les États Unis.

Ce renforcement des relations maroco-américain a été illustré par maintes positions des États Unis sur plusieurs niveaux, dont la proclamation solennelle, en décembre 2020, que la proposition d’autonomie au Sahara est « sérieuse, crédible et réaliste », en la qualifiant de « seule base pour une solution juste et durable », au différend autour du Sahara marocain.

Cette proclamation présidentielle américaine reconnaissant la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara a été, dans la foulée, distribuée aux 193 Etats membres des Nations-Unies, en tant que document officiel du Conseil de sécurité, dans les six langues officielles de l’ONU. Une  décision claire et nette, qui tranche avec l’atermoiement et le flou qui caractérisent  la position française sur ce dossier, que Paris connait très bien pour être l’une des parties responsables de la création de ce différend artificiel en tant qu’ancienne puissance coloniale du Maroc.

Cette constance américaine vis-à-vis du plan d’autonomie se voit encore confirmé par la déclaration de Mme Sison, mercredi 25 janvier courant, lors d’un point de presse, à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

La responsable américaine a, par ailleurs, salué les contributions du Maroc aux missions de maintien de la paix de l’ONU dans le monde, notamment la MONUSCO et la MINUSCA, les déploiements en cours en République démocratique du Congo et en République centrafricaine.

Les relations séculaires entre les États Unis et le Maroc, qui ne se contentent pas d’invoquer le passé, mais vont bien au delà, en mettant à profit le construit historique pour ouvrir des perspectives renouvelées et mutuellement fructueuses, sont un exemple dont devrait s’inspirer la France « macronienne », qui continue à se comporter de manière arrogante envers le Maroc dans une attitude néocoloniale cherchant à maintenir une hégémonie, et une rente géostratégique dépassée, oubliant que les temps ont changé le Maroc d’aujourd’hui n’est pas le Maroc d’hier.

Les responsables français doivent actualiser leur vision sur le Maroc, et cesser l’hostilité à son égard, qui s’est développée ces derniers temps jusqu’à contaminer l’enceinte du parlement  européen aidée en cela par une meute de députés corrompus perméable aux manipulations, y compris algéro-polisariennes…

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