lundi 30 janvier 2023

Politologue : La résolution du PE, une « boutade » inamicale, nulle et non avenue

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La malencontreuse résolution du Parlement européen à l’encontre du Maroc est une « boutade inamicale, nulle et non avenue », a affirmé le Doyen de l’Institut des Sciences politiques juridiques et sociales de l’université Mundiapolis, Ali Lahrichi.

« On peut la qualifier tout simplement de +l’incohérence de l’incohérence+ en s’inspirant de l’intitulé de l’ouvrage du grand philosophe Ibn Rochd », a souligné M. Lahrichi dans une déclaration à la MAP, tout s’interrogeant : Comment dans leur incohérence certains eurodéputés peuvent s’immiscer dans les affaires internes d’un État indépendant et souverain et lui dicter des résolutions dont ils n’ont ni la compétence ni la légitimité ? »

Dans ce sens, M. Lahrichi, également docteur en droit international, a tenu à rappeler aux eurodéputés, au choix fallacieux et non justifié, « qui ont manigancé et voté cette mascarade, que le Royaume du Maroc est un État indépendant qui exerce sa souveraineté pleine et entière à tous les niveaux institutionnels, décisionnels et territoriaux et n’accepte aucune ingérence étrangère dans l’exercice de ses pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires ».

Et d’ajouter que le Maroc « n’est pas sous la tutelle d’un Etat tiers ou d’une organisation régionale pour recevoir les ordres ou les recommandations dans l’exercice de sa puissance publique », relevant que le Royaume est également un pays africain et non membre de l’Union européenne, et dans ce sens, « il n’a ni délégué ni transféré l’exercice de certaines de ses compétences aux organes communautaires comme c’est stipulé par le traité fondateur et autres traités de l’UE pour ses membres ».

M. Lahrichi a ainsi invité les eurodéputés concernés à revoir les compétences de leur parlement, qui ne possède pas d’une part l’initiative législative de l’UE et qui relève du domaine réservé de la Commission européenne et d’autre part, qu’il est co-législateur dans la procédure législative ordinaire avec le Conseil, et ce avec des pouvoirs moins importants que ce dernier.

Il a, par ailleurs, affirmé que le Maroc marche à pieds fermes depuis plus de vingt ans sur la voie de la consolidation démocratique entamée depuis l’accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône de Ses glorieux ancêtres, en consacrant le principe de la protection des droits de l’homme et des libertés comme fondement de l’État de droit.

Le meilleur exemple s’illustre à travers le principe de la justice transitionnelle par la mise en œuvre de l’Instance Équité et Réconciliation en 2004 et la Constitution de 2011 plébiscitée par les Marocains, a souligné l’universitaire, ajoutant que le Maroc a aussi consacré sa transition démocratique par le principe de la séparation des pouvoirs, synonyme de l’équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif et plus encore par l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Selon M. Lahrichi, des lobbys séparatistes, ou dont les intérêts économiques s’opposent à ceux du Maroc, essayent de manipuler certains eurodéputés en oubliant que le Maroc bénéficie du Statut avancé avec l’UE depuis 2008, et ce, non pas pour sa proximité géographique ou même historique, mais de par son rôle géostratégique comme acteur incontournable dans l’arène internationale, régionale et méditerranéenne face aux différents défis sécuritaires, climatiques, énergétiques, de lutte contre la migration clandestine et du terrorisme.

A cet égard, l’universitaire a indiqué que le Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, a réaffirmé il y a quelques jours lors de sa visite au Maroc l’attachement de l’Union européenne à sa relation avec le Royaume qu’elle considère comme le partenaire le plus dynamique et le plus proche de l’Europe.

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