lundi 17 juin 2024

L’agence espagnole « EFE » prend ses distances avec les manœuvres du Parlement européen contre le Maroc

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La réaction du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), qui a exprimé, samedi 21 janvier courant, sa vive condamnation des allégations sans fondements contenues dans la résolution du Parlement européen (PE) du jeudi 19 janvier 2023, votée prétendument à l’initiative d’un groupe parlementaire de gauche radicale, a suscité une vive attention de L’EFE, principale agence de presse en langue espagnole au monde et la quatrième en importance au niveau planétaire.

En effet, aussitôt diffusé, à l’issue d’une réunion du CSPJ, le communiqué du Conseil a été repris et rediffusé en grande partie par L’agence espagnole qui ne s’est pas laissée emporté par cette compagne d’inimitié dirigée contre le Maroc et alimentée par plusieurs voix corrompues au sein du PE.

Ainsi, dans son article, repris par plusieurs médias dont le site « Infobae », le plus grand média numérique d’Argentine et le leader du monde hispanophone, l’agence de presse espagnole rappelle les grandes lignes du communiqué mettant en valeur sa teneur, la force, la crédibilité et la solidité des arguments et des preuves sur lesquels se fonde la riposte du CSPJ.

Dans un article, intitulé « le pouvoir judiciaire marocain accuse la résolution du Parlement européen d’ingérence », le site argentin « Infobae », citant   l’agence espagnole « EFE », rapporte que « Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), présidé par le Roi Mohamed VI, a condamné aujourd’hui(samedi) « fermement » la résolution adoptée le 19 par le Parlement européen (PE) sur la liberté de la presse au Maroc, la considérant comme une ingérence dans la justice du Maroc. »

Et la même source de rappeler que « Le Conseil dénonce vigoureusement l’approche du Parlement européen qui s’est arrogé le droit de juger la justice marocaine de manière flagrante et partiale ».

LEFE rappelle que, « le communiqué de cet organe constitutionnel marocain a été diffusé samedi à l’issue d’une réunion du CSPJ », avant de passer en revue succinctement les allégations sans fondements contenues dans la résolution du Parlement européen (PE).

Dans son communiqué,  première réaction d’une institution étatique marocaine à la résolution du PE, précise   l’Agence espagnole, le CSPJ déplore la « déformation » des données relatives aux affaires judiciaires marocaines, qui ont été menées conformément « à la loi et dans le plein respect de la garanties constitutionnelles et les conditions d’un procès équitable « .

« Le Conseil rejette catégoriquement toute ingérence dans la justice (marocaine) et les tentatives d’influencer ses décisions, d’autant plus que certaines affaires évoquées sont toujours devant les tribunaux », affirme le CSPJ, cité par l’Agence espagnole.

En outre, souligne l’EFE, le CSPJ condamne « fermemen » l’appel du Parlement européen à exhorter le Maroc à libérer immédiatement les journalistes condamnés, ce qu’il considère comme une atteinte grave à l’indépendance de la justice. »

L’instance affirme que les faits pour lesquels ces personnes ont été condamnées ne sont pas liés à leur activité journalistique ou à l’exercice de leur liberté d’expression, mais à des crimes de droit commun tels que le viol et la traite des êtres humains. A expliqué l’Agence espagnole.

Le CSPJ dénonce également, rapporte l »EFE, le « deux poids deux mesures » du document du Parlement européen, puisqu’il devait défendre les victimes et condamner les agressions sexuelles.

Par ailleurs, l’Agence espagnole rappelle que « Lundi prochain, les deux chambres du Parlement marocain tiendront une réunion conjointe pour discuter de la résolution du Parlement européen ».

A l’instar du CSPJ, ajoute l »EFE, le Club des magistrats du Maroc estime qu’il s’agit d’une ingérence dans la souveraineté judiciaire du Maroc et d’une tentative visant à influencer les décisions de la justice.

Sans s’attarder longuement sur les contre-vérités et les allégations véhiculées par  un soi-disant « réseau de défenseurs des journalistes et militants emprisonnés au Maroc », cités dans la décision du PE et qui sont tous jugés, faut-il le rappeler, dans des affaires relevant de droit commun, l’Agence espagnole conclut en rappelant que « Le Conseil national de la presse (institution officielle qui réglemente la pratique du journalisme au Maroc) qualifie cette résolution de « tentative désespérée » de faire pression sur le Maroc au service d’un « agenda géostratégique » hégémonique et qui « n’a rien à voir avec les droits de l’homme ».

Dans cette exercice, l’Agence espagnole a pris ses distances vis à vis des manœuvres du Parlement européen, en optant pour une approche journalistique objective, préférant jouer le rôle universellement reconnu à la presse dans ces conditions qui de faire entendre les opinions, les arguments et les requêtes des uns et des autres. En somme, être un facilitateur, un instrument de rapprochement ou informer tout simplement, surtout quand on connait que dans le viseur de cette compagne hideuse contre le Maroc se trouve, entre autres, les excellentes relations entre le Maroc et l’Espagne, après la position avancée de Madrid qui considère l’initiative marocaine « comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible » pour la résolution du différend artificiel sur le Sahara Marocain. Une déclaration qui a choqué le voisin algérien et son « protégé », le Front séparatiste des terropolisariens.

Les progrès réalisés par le Maroc et sa politique étrangère, renforcée et diversifiée, dérange les « voisins du mal », qui n’ont jamais lésiné pour nuire aux intérêts du royaume et porter atteinte à son intégrité territoriale.

Aujourd’hui, des milieux hostiles sur le continent européen sont montés au créneau, n’hésitant pas à brandir l’arme du chantage. L’objectif de la manœuvre est de forcer le Maroc à renoncer à ses choix politiques et à ses orientations stratégiques diversifiées afin de revenir dans le giron européen.

C’est dans cette optique que s’inscrit cette campagne acharnée ayant ciblé le Maroc, qui n’est pas/et ne sera pas la première campagne de sabotage contre les intérêts du royaume.

La gauche européenne, comme l’eurodéputé français Thierry Mariani l’a bien souligné après le vote indigne du PE, « ne condamne jamais l’Algérie et l’Union européenne lui passe tout en espérant son gaz. À la place, nous débattons du Maroc, qui est pourtant un des pivots de notre partenariat stratégique en Afrique ». Tout est dit, donc, sur la vérité de ces combinaisons lâchement élaborées pour nuire aux intérêts du Maroc.

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