lundi 17 juin 2024

Expulsé au Maroc par la Belgique, l’imam Iquioussen se dit bien accueilli

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L’imam franco-marocain Hassan Iquioussen, diabolisé par la France, qui a ensuite été expulsé de Belgique vers le Maroc hier, n’a pas été arrêté à son arrivée au Maroc, comme le présager beaucoup de médias français.

L’imam marocain Hassan Iquioussen a été expulsé vendredi vers le Maroc par la Belgique, où il avait été arrêté le 30 septembre après son expulsion de France pour des « propos incitant à la haine et à la discrimination », selon son avocate française.

Cet imam du nord de la France, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé l’expulsion fin juillet 2022, a finalement été expulsé vers Casablanca après la délivrance jeudi d’un laisser-passer par les autorités marocaines, toujours selon son avocate.

Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, l’imam islamiste se dit : « L’homme le plus libre sur terre » et assure avoir été très bien accueilli.

Hassan Iquioussen a été arrêté fin septembre dans la région flamande de Mons, à la suite d’un mandat d’arrêt européen délivré à la demande de la France, où l’imam était actif.

Le prédicateur avait quitté sa résidence en France car son titre de séjour n’avait pas été renouvelé et son expulsion avait été confirmée par le Conseil d’Etat français.

L’imam a été libéré parce qu’il n’a commis aucune infraction pénale, rapporte un porte-parole du gouvernement à l’agence de presse EFE.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a signé l’an dernier un arrêté d’expulsion suite à des propos de l’imam jugés contraires aux « valeurs de la République ». Mais l’imam avait déjà changé de pays et est parti en Belgique.

La France a alors demandé à la Belgique son extradition, mais celle-ci a refusé, faute de preuves. L’avocat de l’imam a également fait valoir que son client ne bénéficierait pas d’un procès équitable en France. Fin octobre, Iquioussen a été libéré par les autorités belges et placé sous surveillance électronique. Fin novembre, il a de nouveau été arrêté en attendant son expulsion.

L’affaire a provoqué de nombreuses divisions en France. Les détracteurs du sentiment anti-islam de la France soutiennent que l’imam n’a enfreint aucune loi et que les autorités limitent son droit à la liberté d’expression en le punissant pour des déclarations qui ne violent en aucune façon la loi.

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