jeudi 18 avril 2024

L’incident Antena 3 riche d’enseignements sur l’instrumentalisation des médias espagnols

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Lareleve.ma

 

  L’incident qui a opposé la chaîne de TV espagnole « Antena 3 » à la famille belgo-marocaine Rachidi est un « triste épisode » pour les victimes mais reste cependant « riche d’enseignements » sur l’instrumentalisation des médias espagnols par le polisario, ont affirmé mercredi à New York des conférenciers.

 

  L’avocat de la famille Rachidi, Pierre Legros, et l’auteur Chema Gil, expert dans la question du Sahara, ont lors d’une conférence de presse en marge du débat général de la 4ème commission de l’ONU, relevé le « parti pris de certains médias espagnols en faveur des thèses des séparatistes », souhaitant que cette « bavure médiatique sordide » puisse leur ouvrir les yeux « sur les manipulations du polisario en vue « d’induire en erreur les opinions publiques », notamment espagnoles.

 

  L’affaire remonte à novembre 2010, lorsque la chaîne de TV espagnole, Antena 3 avait diffusé une photo obtenue par l’intermédiaire du « polisario », montrant les corps de quatre personnes sauvagement assassinées à Casablanca, d’une manière malintentionnée comme étant celle d’une famille sahraouie tuée par les forces de l’ordre lors des incidents du 8 novembre à Laâyoune.

 

  Cette photo prise 10 mois plus tôt, le 26 janvier 2010 à Casablanca par les services de la police après qu’un déséquilibrée mental eut sauvagement tué, dans leur appartement, quatre membres de sa famille, a été diffusée en boucle par la chaîne espagnole afin d’illustrer la prétendue violence de la police marocaine à l’égard des Sahraouis, a expliqué Pierre Legros, ancien bâtonnier du barreau de Bruxelles, se félicitant que les proches des victimes, aient pu être rétablis dans leur droit.

 

  Le tribunal de première instance de Bruxelles, saisi par la famille des victimes, a en effet condamné la chaîne en juin dernier à payer 300.000,00 euros de dommages et intérêts « pour avoir diffusé de manière répétée cette photo tirée de son contexte afin de manipuler l’opinion publique ».

 

  « A l’avenir, les médias, particulièrement espagnols, devront être plus prudents s’agissant de tout ce qui a trait aux séparatistes », a souligné Chema Gil pour qui « nous savons peu de ce qui se passe dans les camps, mais ce précédent lèvera quelque peu le voile sur les manœuvres du polisario pour influencer les médias espagnols ».

 

  Il a souhaité que ce « scandale puisse ramener les Espagnols à plus de raison et objectivité concernant tout ce qui est relatif à cette entité ».

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