vendredi 23 février 2024

Syrie : bataille acharnée pour le contrôle d’Alep, 162 morts mercredi

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Lareleve.ma-Agences

 

  L’armée syrienne et les rebelles se sont livrés mercredi une bataille acharnée pour le contrôle d’Alep, deuxième ville du pays et enjeu crucial pour la suite de la rébellion qui secoue la Syrie depuis dix-sept mois.

 

  Appuyées par des chars et des blindés, les forces loyales au président Bachar al-Assad ont lancé avant le lever du jour une offensive terrestre d’envergure et pénétré le principal quartier dissident d’Alep, Salaheddine.

 

  Cette offensive intervient au lendemain de la promesse du président Bachar al-Assad de « purger » le pays des « terroristes », terme utilisé par son régime pour désigner les rebelles, et à la veille d’une réunion sur la Syrie à Téhéran. En milieu de journée, l’armée a affirmé avoir pris le contrôle de ce quartier emblématique, ce que les insurgés ont immédiatement démenti.

 

  Et, en milieu d’après-midi, les rebelles syriens ont affirmé avoir repris une partie du terrain perdu quelques heures plus tôt après avoir reçu le renfort de 700 combattants venus des quartiers de Soukkari (sud), Bustane al-Qasr (centre), Chaar et Hanano (est). De son côté, l’armée avait acheminé 20.000 hommes pour mener cette bataille cruciale pour le régime, confronté mi-mars 2011 à une révolte qui s’est militarisée au fil du temps face à la répression brutale.

 

  Amnesty International a dénoncé la violence des bombardements des derniers jours en s’appuyant sur des images satellitaires, qui montrent plus de 600 cratères formés par l’impact d’obus à Alep et dans la petite ville voisine d’Anadane. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), au moins 162 personnes ont été tuées mercredi (94 civils, 27 rebelles et 41 soldats) dans tout le pays. En 17 mois de conflit, 21.000 morts ont trouvé la mort.

 

Réunion jeudi à Téhéran

 

  « Le peuple syrien et son gouvernement sont déterminés à purger le pays des terroristes », a promis mardi Bachar al-Assad en recevant un émissaire de son allié iranien.

 

  L’émissaire, Saïd Jalili, lui a répondu que « l’Iran ne permettra jamais la destruction de l’axe de la résistance dont la Syrie est un pilier essentiel ».

 

  L’Iran organise jeudi une rencontre avec une douzaine de pays ayant « une position réaliste » sur la crise, selon Téhéran. Damas n’a pas indiqué s’il comptait y envoyer des représentants.

 

  Le Liban a déjà fait savoir qu’il n’y participerait pas en respect de sa « neutralité » dans le conflit. Pas plus que Kofi Annan, le médiateur démissionnaire de l’ONU et la Ligue arabe.

 

  Concernant ses 48 ressortissants enlevés samedi par l’Armée syrienne libre (ASL) dans la région de Damas, Téhéran a demandé la « coopération » du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour obtenir leur libération.

 

  Alors que les ravisseurs accusent ces Iraniens d’être des Gardiens de la révolution, corps d’élite du régime islamique, Téhéran, qui assure de son côté qu’ils sont des pèlerins, a néanmoins précisé qu’un certain nombre d’entre eux étaient des « retraités des Gardiens de la révolution et de l’armée ».

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