dimanche 26 mai 2024

Les résultats de l’exécution de la loi de Finances 2011

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Lareleve.ma

  Le taux de croissance de l’économie nationale devrait se situer autour de 5 % en 2011, en dépit d’une conjoncture internationale défavorable. Ce taux est attribué notamment à l’accélération de la croissance des activités non agricoles et de la distribution des crédits bancaires à l’économie, à la maîtrise du niveau d’inflation et à la poursuite du recul du taux de chômage, a expliqué Nizar BARAKA, Ministre de l’Economie et des Finances, dans une conférence de presse qui a porté sur l’exécution de la Loi de Finances 2011.

 

 

  Etait présent à ses cotés, lors de cette  conférence, Driss EL AZAMI EL IDRISS, Ministre délégué chargé du Budget. Ont assisté également à cette conférence, qui a eu lieu le lundi 13 février 2012, les hauts responsables du Ministère de l’Economie et des Finances.

 

 

   Pour ce qui est du secteur agricole, le Ministre a fait état de la hausse de 4,1 % de la valeur ajoutée du secteur en moyenne durant les 3 premiers trimestres de l’année 2011 suite à la réalisation d’une récolte céréalière dépassant la moyenne, soit 84 M.Qx, et à la bonne performance des autres cultures.

 

 

  La croissance non agricole a été autour de 4,7 % en moyenne sur les 3 premiers trimestres de 2011 contre 4,5 % un an auparavant sous l’effet de la reprise des secteurs du BTP et des services, a-t-il poursuivi.

 

 

  Ce taux de croissance de 2011 s’explique aussi par l’amélioration des conditions de financement de l’économie, en particulier l’accélération du rythme de distribution des crédits à l’économie qui ont augmenté de 10,5 % pour atteindre 65,1 MMDH, a-t-il dit.

 

 

  Cette accélération a concerné notamment les crédits immobiliers (19 MMDH), d’équipement (6,9 MMDH) et de consommation (3,4 MMDH) de même que les taux d’intérêt débiteurs se sont quasiment stabilisés à 6,31 % durant le troisième trimestre de 2011.

 

 

  Le Ministre a également fait état d’une maîtrise du taux d’inflation autour de 0,9 % à fin décembre 2011 (taux d’inflation de 0,6 % des produits non alimentaires et de 1,4 % des produits alimentaires).

 

 

  Nizar BARAKA a, en outre, relevé une baisse du taux de chômage qui se situe à 8,9 % au niveau national, et ce en dépit du taux de chômage élevés des jeunes (19,1 % ) et des diplômés (18,3 % ).

 

 

  Il a, par ailleurs, estimé que le taux de croissance de l’économie nationale ne dépasserait pas les 4,2 % en 2012 en raison notamment de la mauvaise conjoncture économique chez le principal partenaire du Royaume, l’Union européenne, et de l’impact probable du retard accusé au niveau des pluviométries et de la vague de froid sur l’actuelle campagne agricole.

 

 

  Pour sa part, Idriss Azami Al-Idrissi a affirmé que le déficit budgétaire s’est aggravé de 20,6 milliards de dirhams (MMDH) par rapport aux prévisions de la Loi de finances 2011 pour atteindre 50,1 MMDH, soit 6,1 % du Produit intérieur brut (PIB).

 

 

  En outre, le Ministre délégué chargé du Budget a attribué ce résultat à l’augmentation des dépenses de compensation et des salaires qui représentent 16,9 % du PIB. Il a précisé que les dépenses de compensation ont atteint un niveau record de 48,8 MMDH en 2011 alors que la loi finances 2011 ne prévoit que 17 MMDH pour cette rubrique, notant que les dépenses des salaires ont également augmenté en raison des mesures prises dans le cadre du dialogue social.

 

 

  Il a ajouté, à ce propos, que l’augmentation des dépenses de compensation est due principalement à la flambée des cours des produits pétroliers et du blé sur les marchés internationaux.

 

 

  Idriss Azami Al-Idrissi a également expliqué l’aggravation du déficit budgétaire par l’augmentation des dépenses de 32,4 MMDH en dépit d’une progression des recettes de 11,8 MMDH notamment fiscales (+5,7 % par rapport à 2010).

 

 

  Il a fait état aussi de l’aggravation du déficit commercial à 185,5MMDH contre 148,4 en 2010, relevant que la hausse des importations des produits énergétiques (89,8 MMDH) et céréalières (16,2 MMDH) a contribué à hauteur de 70 % à la dégradation de ce déficit.

 

 

  Pour ce qui est des exportations, il a indiqué que celles-ci ont atteint 170,9 MMDH en 2011 contre 149,6 en 2010 alors que les importations se sont chiffrées à 356,4 en hausse de 19,6 % par rapport à 2010. Et de noter que les exportations des phosphates et dérivés (48,4 MMDH) couvrent 54 % des importations énergétiques.

 

 

  Le Ministre délégué chargé du Budget s’est, en outre, félicité de la consolidation de la bonne performance des secteurs exportateurs à savoir le textile et habillement (25,5 MMDH), composants automobile (22,2 MMDH), électronique (6,6 MMDH) et aéronautique (5,2 MMDH).

 

 

  Il a également fait état de l’augmentation des recettes de voyages et des transferts des MRE respectivement de 4 % et de 7,6 % par rapport à 2010 pour se chiffrer à 58,7 MMDH et 58,5 MMDH.

 

 

  Azami Al-Idrissi a, par ailleurs, estimé que la dette du Trésor reste contenue à des niveaux acceptables avec une maîtrise des coûts et une faible exposition aux risques associés à cette dette, en dépit de la hausse du déficit budgétaire.

 

 

  Il a précisé, à ce propos, que la dette du Trésor par rapport au PIB a atteint 52,9 %, soit une hausse de 2,6 points par rapport à 2010, relevant que la dette intérieure par rapport au PIB à augmenté de 2,6 points passant à 40,8 % en 2011 alors que la dette extérieure s’est stabilisée à 12,1 % .

 

 

  Concernant le Projet de Loi Finances 2012, Driss el Azami Al-Idrissi a souligné que: « Le projet de loi de finances 2012 fait l’objet d’un travail d’adaptation technique en relation avec la nouvelle structure gouvernementale et d’un travail d’actualisation par rapport aux derniers développements de la conjoncture nationale et internationale ».

 

 

  Le FMI a révisé ses prévisions de croissance au niveau mondial et surtout de l’Union Européenne, principal partenaire économique du Maroc et il fallait, de ce fait, prendre en considération cette donne, a expliqué le Ministre délégué chargé du Budget s.

 

 

  Le gouvernement devait également tenir compte de l’impact d’un éventuel retard des pluies sur la campagne agricole et des résultats de l’exécution de la Loi de finances 2011 pour avoir une idée claire sur le niveau du déficit, a-t-il ajouté.

 

 

  Azami a, en outre, rappelé que les grandes orientations du Projet de la Loi de Finances 2012 ont été entérinées la semaine dernière en conseils du gouvernement et des ministres.

 

 

  Le projet de Loi des finances 2012 vise à raffermir l’Etat de droit, à consolider les principes et mécanismes de bonne gouvernance et à renforcer les bases d’une économie forte et compétitive, génératrice de richesses et d’emplois.

 

 

  A l’issue de leurs présentations, les deux Ministres ont répondu aux questions des représentants de la presse nationale.

 

 

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