lundi 22 avril 2024

Dakhla transforme le sud du Maroc en trait d’union entre l’Afrique et le reste du monde

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Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Forum Crans Montana, qui se poursuit à partir de ce dimanche  à bord du bateau de croisière GNV Rhapsody, réunit un millier de participants et de personnalités provenant d’une centaine de pays, outre des représentants de plusieurs organisations internationales et régionales.

Devenu un rendez-vous international incontournable, le Forum Crans Montana, qui se tient à Dakhla du 15 au 20 mars 2018,  a réuni décideurs politiques de haut rang, communauté des affaires, intellectuels et acteurs de la société civile de tout bord, ainsi que faiseurs d’opinions venant des quatre coins du monde.

La participation de 49 pays africains à cette 4eme édition du Forum Crans Montana (FCM) reflète une «adhésion africaine généralisée» aux politiques mises en œuvre par S.M. le Roi Mohammed VI pour le développement du continent, a déclaré le président d’honneur et fondateur du FCM, Jean-Paul Carteron.

«Cette quatrième édition est tout à fait structurante, vu que 49 pays d’Afrique étaient présents, ce qui démontre une adhésion africaine généralisée aux politiques qui ont été mise en œuvre par le Souverain en termes de relations bilatérales et de développement économique et social, ainsi qu’au niveau des relations internationales et de l’intégrité du continent», a indiqué M. Carteron à l’issue de la cérémonie de remise des Prix de la Fondation Crans Montana 2018.

M. Carteron a reconnu toutefois que «s’il manquait quelques pays africains, c’est parce que nous n’avons pas suffisamment bien travaillé, parce que tous les pays doivent être là», se félicitant de l’enthousiasme et de la spontanéité ayant marqué les travaux du Forum.

Selon lui, les pays participant à cet événement international «viennent pour appuyer ce que fait le Maroc en Afrique», faisant observer que Crans Montana est véritablement l’endroit «idéal» pour communiquer au niveau de ce genre d’événement, étant donné que la perle du Sud constitue une «réussite et un symbole très fort de développement non seulement pour l’Afrique, mais également pour tous les pays de la coopération Sud-Sud».

C’est certainement ce qui a fait dire au révérend américain Jesse Jackson que le Maroc constitue un «phare» en Afrique pour le renforcement des valeurs de coopération et de solidarité.

Intervenant vendredi dernier en ouverture de ce Forum, M. Jackson a ajouté dans le même ordre d’idées que les pays du continent sont appelés à s’inspirer du Royaume pour renforcer la coopération Sud-Sud. Le révérend américain a précisé à cet égard que le Maroc est le deuxième plus grand investisseur en Afrique et le sixième du monde sur le continent avec des investissements de l’ordre de 4,5 milliards de dollars. Et d’ajouter que 62,9% des investissements marocains à l’étranger sont destinés aux pays subsahariens, notamment dans la région ouest-africaine où le Royaume est le premier investisseur africain.

S’agissant du Forum Crans Montana, le révérend Jesse Jackson a souligné que cet événement contribue au développement du continent africain en permettant d’engager le débat sur nombre de questions touchant, entre autres, à l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines, particulièrement celles les plus vulnérables.

Le Forum contribue aussi au rapprochement des peuples, a-t-il poursuivi, saluant par la même occasion le choix de l’Afrique et la coopération Sud-Sud en tant que thématique centrale de cette édition. Selon cette figure emblématique de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, les solutions pour réduire les écarts sociaux, économiques et politiques existant entre le Nord et le Sud devront «provenir du Sud». En ce sens, a-t-il soutenu, ce Forum constitue un pas important sur la voie de la réalisation de cette ambition.

Les participants à une conférence organisée samedi à Dakhla dans le cadre du Forum Crans Montana ont appelé à la mise en place d’un nouveau partenariat entre l’Afrique et l’Europe pour réguler les flux migratoires et juguler la problématique de l’immigration clandestine en particulier.

S’attardant sur le thème de «La migration comme facteur de développement et d’opportunités», les panélistes ont souligné que l’Afrique et l’Europe sont appelées à travailler main dans la main pour relever ce défi, notant que l’immigration clandestine impacte le continent européen au même titre que l’Afrique, d’où l’importance de concevoir de nouvelles modalités de gestion de cette problématique.

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