jeudi 18 avril 2024

Perturbations dans le trafic aérien avec la France

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lareleve.ma avec agences


   Y aurait-il des perturbations sur les vols entre le Maroc et la France ? Le trafic aérien va être perturbé à partir de lundi et jusqu’à jeudi en France en raison d’un appel à la grève pour quatre jours de plusieurs organisations syndicales de personnels du transport aérien ; dont le puissant syndicat des pilotes SNPL, qui refusent tout « service minimum ».

 

   La direction d’Air France, a indiqué hier qu’elle pourrait assurer « plus de 85% » des vols long courriers et surtout « plus de 80% » des vols courts et moyen-courriers.

 

 

   L’ampleur du mouvement dépendra donc de la mobilisation des pilotes. Philippe Sportès, secrétaire général du syndicat Unsa des hôtesses et stewards, le reconnaît ouvertement. « On compte énormément sur les pilotes », a-t-il dit.Selon le président du SNPL « de mémoire de syndicaliste, il n’y a jamais eu une telle unité syndicale du monde aérien dans un conflit ».

 

 

    A l’origine de ce conflit, un projet du gouvernement, qui passe par une proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Eric Diard. Celui-ci prévoit notamment d’imposer aux grévistes l’obligation de se déclarer individuellement 48 heures à l’avance. Il prévoit aussi un devoir d’information pour les compagnies avec des prévisions de trafic 24 heures à l’avance.

 

 

   Dans le domaine de l’aérien en France, il n’y a plus que des compagnies privées qui n’ont aucun monopole, ni obligation de service public, à l’exception de quelques dessertes (Corse, Dom-Tom).Pour les syndicats ce projet va de facto remettre en cause le droit de grève.

 

 

   La proposition de loi Diard a été adoptée en première lecture le 24 janvier à l’Assemblée .Le Sénat doit examiner le texte le 15 février, en première lecture. En cas de rejet -probable- se réunira une commission mixte paritaire, avant une dernière lecture par l’Assemblée.

 

 

   Le mécontentement des personnels de l’aérien sur le texte en préparation, se juxtapose avec les mesures drastiques internes que s’apprête à prendre la direction d’Air France pour retrouver de la rentabilité. »Air France ne traite pas mal ses salariés mais notre modèle est à bout de souffle », déclare dans le Journal du Dimanche le nouveau président de la compagnie, Alexandre de Juniac.

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