jeudi 25 avril 2024

Sahara marocain: la rencontre de Lisbonne intervient à un mois d'une date décisive

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Une délégation marocaine a entamé, ce mardi 06 mars à Lisbonne en Portugal, des discussions bilatérales avec l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le  Sahara Marocain.

 

La délégation marocaine, conduite par Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, comprend, également, Omar Hilal, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra et Ynja Khattat, président de la région Dakhla Oued Eddahab.

Pour Khalid Chegraoui, professeur-chercheur à l’Institut des Etudes Africaines, a souligné que le timing de cette rencontre demeure un «choix personnel de l’envoyé personnel» et d’ajouter que cette rencontre intervient suite au blocage ayant marqué le mandat de l’ancien envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross.

En effet, cette «rencontre vient à l’approche de l’échéance du mois d’avril, un mois décisif pour le dossier du Sahara marocain, et pendant lequel Horst Kohler doit présenter son premier rapport». souligne d’un trait Chegraoui, lors d’une consultation pour 2M.

Ainsi, Khalid Chegraoui affirme que «cette rencontre doit permettre à la délégation marocaine de mettre les points sur les «i» dans un contexte pollué par « des intox » ou de « Fake news » sur le dossier du Sahara marocain.

Ceci dit, «le choix de Lisbonne est judicieux. La capitale portugaise demeure un espace neutre de négociations et il se défini comme étant proche géographiquement de l’espace du dossier».

Par ailleurs, sur la question de la participation à cette rencontre des présidents des deux régions de  Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla Oued Eddahab, Chegraoui déclare que «ce n’est pas la premier fois que des responsables régionaux participent à une telle réunion et que le Maroc doit imposer cette participation et la rendre permanent pour bannir les mensonges des ennemis de la cause nationale».

 Plus explicitement, Chegraoui a ajouté, «cette présence des responsables des régions marocaines doit mieux convaincre la communauté internationale de notre cause et dire qu’ils sont les seuls et légitimes représentants des marocains résidants dans nos provinces du Sud ». 

 

 

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