mercredi 24 avril 2024

BNRM réfute les allégations d'une éditrice spécialisée dans la vente de livres pour enfants

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Les déclarations de N.E, directrice d’une maison d’édition, selon lesquelles la Direction de la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc aurait interdit une manifestation pour encourager les enfants à lire, sont  dénuées de tout fondement et contraire à la réalité, affirme un responsable au sein de la BNRM.

La même source précise que, cette éditrice, avait l’habitude d’organiser des matinées pour enfants au sein de la BNRM même si les dispositions  du statut juridique de l’établissement ne le permettent pas, profitant de facilitées offertes par une personne qui n’était pas autorisée à accorder de telles facilités. Des vérifications et contrôles ont révélés que cette éditrice bénéficiait de ces faveurs aux dépens des normes éthiques dans le service public et sans respect de toutes les mesures administratives et précautions légales, affirme notre source.

Aussi, ajoute la même source, de telles manifestations ne peuvent être organisées en violation du statut de la BNRM qui est un service public ouvert au étudiants, enseignants, chercheurs, personnel des secteurs public ou privé, retraités, journalistes, auteurs et exceptionnellement aux visiteurs occasionnels, dont des visites encadrées dédiées aux enfants des établissements scolaires.

La même source révèle que l’éditeur profitait des locaux et équipement de la BNRM chaque matin pour lire des histoires et des livres devant un groupe d’enfants de moins de dix ans, dans des conditions contraire aux normes pédagogiques et pratiques éducatives et en présence de bébés, nourrissons et de leurs parents. Ce travail prétendument bénévole s’effectuait parallèlement à la vente de  livres aux enfants sur place!

L’article 2 de la loi réglementant les missions et fonctions de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc définit clairement l’identité de l’institution, ses spécialités et son domaine de travail et  aucun service réservé aux enfants n’y est indiqué: toutes ses activités et services sont dédiés aux chercheurs, universitaires et étudiants universitaires..

Toutefois, ajoute le même responsable, la BNRM a toujours encouragé les établissements scolaires à organiser régulièrement des visites guidées pour découvrir les espaces et les contenus de l’institution et rapprocher les enfants du monde du livre. Ajoutant que, la Bibliothèque nationale travaille actuellement pour l’élaboration d’un projet intégré, qui permettrait d’encourager l’enfant à lire et s’intéresser au monde du livre. tout en prenant en compte l’effort requis par ce travail sérieux et responsable, pour mettre à jour le cadre juridique régissant la mission de la Bibliothèque nationale, et qui permettrait d’y intégrer des services dédiés aux enfants.

Pour ce qui est de la nature de cette association, présidée par  cette éditrice, notre source explique que l’Administration de la Bibliothèque nationale ne dispose pas de dossier juridique complet la concernant, ajoutant que ni l’identité de ses responsables, ses assemblées générales, ni les modalités et la nature de son financement ne sont connus.

La même source souligne que, devant sa responsabilité éthique et juridique, la Bibliothèque nationale ne peut pas continuer à cautionner de telles pratiques qui exposeraient les enfants à de graves dangers, d’autant plus que le contenu et les objectifs des livres exposés et vendus lors de ces manifestations au sein de la BNRM, sont obscures.

L’hébergement de ces activités suspects dans l’enceinte de la BNRM, met les responsables de cette institution publique devant leurs responsabilités juridiques et morales, tout en sachant que toutes personnes concernées a le devoir de protéger les enfants et les jeunes, de tout influence idéologique, dogmatique, morale ou psychologique.

La même source considère que, la présence d’enfants au sein de la Bibliothèque nationale Chaque dimanche matin, en absence des responsable de sa direction, constituerait un risque et un danger, notamment en ce qui concerne l’intégrité physique de ces enfants, la responsabilité civile, et les problèmes liés aux précautions et prévention des accidents, d’autant plus que leur nombre varie entre 70 et 80 enfants chaque semaine.

Et le responsable d’ajouter que la maison d’édition en question recevait ces enfants, dans des conditions inappropriées ne correspondant pas aux exigences pédagogiques minimales requises.

Tout en respectant le principe de service public et pour interdire l’exploitation de cette institution publique à des fins personnelles ou commerciales, conclut notre source, l’administration de la Bibliothèque nationale ne peut accorder un privilège injustifié à une maison d’édition et ignorer d’autres éditeurs, refusant de faire de transformer cette haute institution scientifique en un marché pour la spéculation commerciale, loin de ses nobles tâches et missions scientifiques.

 

 

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