vendredi 21 juin 2024

Environ «40 morts» dans des tirs d’artillerie près de Khartoum, selon des militants prodémocratie

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Des militants prodémocratie au Soudan ont fait état vendredi d’environ 40 morts dans de «violents tirs d’artillerie» menés la veille par des paramilitaires sur des quartiers d’Omdourman, ville de la banlieue nord de la capitale Khartoum. 

«Jusqu’à maintenant, le nombre de morts est estimé à 40 citoyens, et il y a plus de 50 blessés, certains grièvement», souligne dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux le «comité de résistance de Karari», imputant les frappes d’artilleries aux Forces de soutien rapide (FSR).

«Il n’y a pas encore de décompte précis du nombre de victimes à Omdourman», ajoute le groupe, un de ces nombreux réseaux de militants organisant l’entraide entre habitants et qui ont fleuri partout au Soudan à l’aune de la guerre.

«La plupart des morts sont arrivés à l’hôpital universitaire al-Nao, les autres dans des hôpitaux privés ou alors ils ont été enterrés par leurs familles», ajoute le groupe.

Les Forces de soutien rapide (FSR), paramilitaires en guerre contre l’armée soudanaise depuis avril 2023, ont aussi été accusées par des militants prodémocratie d’avoir mené mercredi une attaque sanglante contre un village du centre du Soudan. Une centaine de personnes parmi lesquelles 35 enfants ont été tuées au village de Wad al-Noura, dans l’État d’Al-Jazira.

À travers le pays, et même dans la capitale Khartoum, les combats se poursuivent quotidiennement entre l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les paramilitaires des FSR, sous la houlette du général Mohamed Hamdane Daglo.

En un peu plus d’un an, la guerre opposant ces deux rivaux au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts, certaines estimations allant même jusqu’à «150 000» victimes, selon l’émissaire américain pour le Soudan, Tom Perriello.

Les deux camps ont été accusés de crimes de guerre, notamment de viser les civils, de bombarder de manière indiscriminée des zones résidentielles et de se livrer à des pillages ou de bloquer l’aide humanitaire vitale.

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