vendredi 21 juin 2024

Affaire Naciri-Bioui: le procès démarre le 23 mai

-

Plus de cinq mois après leur arrestation et incarcération, le procès de Saïd Naciri et Abdenabi Bioui dans le cadre de l’affaire “Escobar du Sahara” débutera jeudi prochain le 23 mai 2024.

D’après des sources médiatiques, le procès s’ouvrira tôt le matin à la chambre criminelle chargée des crimes financiers de Casablanca présidée par le juge Ali Torchi.

L’affaire Escobar du Sahara, qui défraie la chronique tant bien au Maroc qu’à l’international au vu du statut des personnes impliquées et des faits qu’on leur reproche, a éclaté fin décembre 2023 avec l’arrestation de 26 personnes dont Said Naciri, député, président du conseil préfectoral de Casablanca et désormais ex-président du Wydad de Casablanca, et Abdenabi Bioui, député et président de la région de l’Oriental, pour leur implication présumée dans plusieurs crimes et délits.

Said Naciri est poursuivi pour «faux en écriture publique avec usage de faux», «escroquerie», «faux et usage de faux», «recel d’objets obtenus à l’aide de délits», «manipulation et falsification de chèques», «tentative d’exportation et de commercialisation de drogues sans autorisation», «importation de devises étrangères sans autorisation des autorités compétentes», «trafic d’influence», «facilitation de l’usage de drogues», et «participation à une entente en vue de la détention, du transport et de la commercialisation de drogues».

Abdenbi Bioui sera jugé pour «faux en écriture publique», «faux et usage de faux», «extorsion de fonds», «falsification», «participation à une entente en vue de la détention, l’exportation et la commercialisation de drogues», «recel», «usage de faux en écriture publique», «faux témoignages», «mise en service de véhicules sans immatriculation», «complicité» et «tentative d’exportation de stupéfiants sans autorisation des autorités compétentes». Même si la date du procès devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca n’est pas encore fixée, tout porte à croire qu’elle ne saurait tarder pour permettre de clore cette affaire dont l’instruction a démarré à la fin de l’année dernière.

- Advertisment -