mardi 21 mai 2024

Bakou: mise en avant de la La Vision Royale en faveur de la protection du patrimoine culturel

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Le président de la Commission de l’éducation, de la culture et des affaires sociales de la Chambre des conseillers, Abderrahmane Drissi, a mis en avant, jeudi à Bakou, la Haute sollicitude dont SM le Roi Mohammed VI entoure la question de la protection du patrimoine culturel et la Vision Royale visant à son intégration dans les projets de développement.

Représentait le Parlement marocain à une conférence interparlementaire organisée dans le cadre du Forum mondial du dialogue interculturel, qui se tient jusqu’à vendredi dans la capitale azerbaïdjanaise, M. Drissi a rappelé que SM le Roi a souligné dans de nombreux discours, notamment dans le message adressé aux participants à la 23ème session du Comité du patrimoine mondial, la nécessité d’adopter une “vision dynamique” de la protection du patrimoine culturel.

Cette vision, avait insisté le Souverain, doit viser à intégrer le patrimoine culturel dans les projets de développement et « non seulement à l’embaumer dans une vision de sacralisation du passé”, ajoutant que ceci requiert de “jeter des passerelles solides entre ce legs civilisationnel et les créations de l’homme contemporain”.

Le Conseiller parlementaire, membre du groupe Haraki, a saisi l’occasion pour souligner que le Maroc recèle un patrimoine culturel matériel et immatériel de grande valeur, ce qui le place en tête de liste des inscriptions culturelles sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dans une allocution à cette conférence sous le thème “Le rôle du pouvoir législatif et ses bonnes pratiques en matière de protection du patrimoine culturel”, M. Drissi a rappelé que « le Maroc est le berceau de l’humanité, en témoignent les restes du plus vieil Homo Sapien, remontant à environ 315.000 ans, découvertes sur son sol”.

Abordant le rôle de l’institution législative dans la protection et la valorisation du patrimoine culturel, M. Drissi fait état de l’élaboration d’un projet de loi relatif à la préservation du patrimoine culturel, naturel et géologique, qui vise à accompagner le développement sociétal et institutionnel du Royaume, notant que bien que le pays dispose de lois remontant au début du siècle dernier, n’a jamais eu une charte nationale du patrimoine culturel pour encadrer les pratiques en la matière.

Ce texte, le premier du genre, est venu compléter d’autres législations relatives au patrimoine culturel, dont les dispositions se traduisent en valeurs et en règles éthiques communes, a-t-il expliqué, notant que l’objet de cette initiative législative reflète la nécessité urgente de protéger, valoriser et assurer la pérennité du patrimoine culturel national conformément aux choix de développement économique et social du pays, en conformité avec les normes internationales approuvés par le Maroc.

Selon lui, cette réforme juridique vise à faire du patrimoine culturel national un levier de création et de production de richesses et d’emplois, et de lui assurer un financement national, via des partenariats public-privé, en particulier en ce qui concerne les industries culturelles et créatives et la recherche archéologique.

Après avoir évoqué les bonnes pratiques qui renseignent sur la contribution du Parlement dans l’enrichissement du débat sur l’impératif de protéger et valoriser le patrimoine culturel, M. Drissi a appelé à intensifier l’action parlementaire commune afin d’élaborer une vision objective et des propositions sérieuses et pratiques en vue de protéger et valoriser le patrimoine culturel humain, en sensibilisant les jeunes à l’importance de ce patrimoine via son intégration dans les programmes scolaires.

Le conseiller parlementaire a aussi souligné l’importance d’inventorier, numériser et archiver ce patrimoine, de renforcer la coopération internationale multilatérale dans ce domaine et d’échanger des expériences et des idées afin de le préserver.

Organisé par le gouvernement azerbaïdjanais, en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Alliance des civilisations des Nations Unies, l’Organisation mondiale du tourisme et l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO), cet événement réunit près de 700 personnalités issues de plus de 100 pays, dont le Maroc, selon les organisateurs.

Le Maroc y représenté, outre M. Drissi, par l’ambassadeur du Royaume en Azerbaïdjan, Adil Embarch, et l’ambassadeur et délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’UNESCO, Samir Addahre.

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