vendredi 24 mai 2024

Revue de presse de ce lundi 28 avril 2024

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi 28 avril 2024:

L’Economiste

Hausse des salaires dans le secteur public, augmentation du Smig, réaménagement de la grille de l’impôt sur le revenu… Les tractations se sont poursuivies durant tout le week-end entre les syndicats et le gouvernement. «Nous avons réussi à obtenir une revalorisation de 10% du Smig et de 1.000 DH des salaires dans le secteur public», a déclaré à L’Economiste Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’UMT. Ces hausses devraient intervenir en deux temps. Pour le Smig, 5% devraient être accordés soit en septembre 2024 soit en janvier 2025 et la deuxième tranche (5%) une année plus tard. Sur la date d’entrée en vigueur de la hausse du Smig, les négociations se sont poursuivies durant tout le weekend et ont été serrées particulièrement sur la date de mise en œuvre.

Devant deux journalistes de la télévision publique, le chef du gouvernement a cherché à convaincre de la solidité de son bilan à mi-parcours, présenté mercredi devant les deux Chambres réunies du Parlement. Aziz Akhannouch a abordé publiquement, pour la première fois, ce qui se dit en coulisses depuis bientôt deux mois. Il s’agit de la possibilité de procéder à un remaniement ministériel après le congrès de l’Istiqlal. Ainsi, les partis de la majorité prendront une pause pour déterminer les priorités. Selon lui, quand tous les alliés seront prêts, “nous verrons comment gérer la prochaine étape”. Akhannouch n’a pas fourni de détails sur le remaniement, très suivi par les dirigeants des partis qui jouent des coudes pour décrocher un portefeuille ministériel. Il s’est contenté des généralités pour souligner que pendant deux ans et demi, “les même ministres ont travaillé et obtenu de bons résultats. Nous verrons ce qui se passera lorsqu’on entame la discussion entre les partis de la majorité”.

Le Matin

Masen amorce un tournant majeur dans son engagement en faveur des énergies renouvelables. Après les projets solaires et éoliens, l’Agence s’apprête à développer des centrales hydroélectriques. Un expert est en cours de recrutement pour l’accompagner tout au long du processus du développement de ce nouveau chantier, notamment pour étudier la faisabilité d’associer une centrale hydroélectrique au niveau des barrages Agdz, Moukhtar Soussi, Oued Lakhdar (Nou- veau Sidi Driss), Ratba, Ribat El Kheir, Sidi Abbou et Taghzirt.

Les Inspirations éco

OCP confirme sa place privilégiée sur les marchés financiers internationaux, en réussissant la levée de fonds exceptionnelle de 2 milliards de dollars sur les marchés obligataires. Cette opération représente la plus grande transaction jamais réalisée par le groupe, signe d’une stratégie d’expansion ambitieuse et d’un engagement fort envers la durabilité environnementale. L’émission record s’articule autour de deux tranches avec des maturités de 10 et 30 ans. La tranche à 10 ans a levé 1,25 milliard de dollars à un taux de 6,75 %, tandis que celle à 30 ans a atteint 750 millions de dollars avec un coupon de 7,5 %. Cette structure témoigne de la confiance renouvelée des investisseurs dans la solidité financière et les perspectives de croissance durable du groupe. Un analyste financier estime que «cette réussite record met en évidence la robustesse du profil de crédit de OCP, qui consolide sa position de leader sur le marché international des engrais grâce à des performances industrielles et financières impressionnantes sur les dernières années».

L’Opinion

Le Maroc figure incessamment parmi les principaux clients de Moscou en Afrique. Il a importé 76.000 tonnes de produits pétroliers russes, acheminés sur une semaine depuis les ports de Primorsk, Novorossiysk et Saint-Pétersbourg, devançant ainsi la Tunisie et le Sénégal qui ont importé respectivement 46.000 tonnes et 5.000 tonnes, selon la plateforme Enkorr, spécialisée dans l’actualité énergétique. Cette importante hausse des expéditions de gasoil russe au Maroc s’explique par la stratégie de diversification des fournisseurs adoptée par le Royaume en vue d’assurer son approvisionnement continu en produits pétroliers. Outre cela, l’intérêt des opérateurs marocains pour les produits russes trouve son origine dans le prix bon marché proposé par la Russie par rapport à d’autres pays, d’autant plus que le Royaume importe encore environ 85 % de sa consommation intérieure de dérivés du pétrole et de combustibles fossiles de l’étranger.

Une délégation du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage du Brésil (MAPA), qui s’est récemment rendue au Maroc, a rencontré des responsables de l’Office national marocain de sécurité alimentaire (ONSSA), dans l’optique de tenir des réunions bilatérales et de signer des accords en faveur de l’agriculture des deux pays, selon un communiqué du ministère de tutelle brésilien. Les parties brésiliennes ont progressé dans les négociations visant à ouvrir le marché marocain aux produits brésiliens, notamment les produits laitiers, le miel, les produits apicoles, les peaux et le matériel génétique bovin. En outre, l’ouverture de contingents tarifaires pour les importations de viande bovine et de volaille a également été discutée, étant donné que les droits de douane du Maroc atteignent 200 % pour la viande bovine congelée et 100 % pour la viande de poulet fraîche. D’autre part, les représentants du MAPA ont accepté d’autoriser l’importation de mandarines du Maroc vers le Brésil. Le Royaume est la quatrième destination principale des exportations brésiliennes vers l’Afrique.

Assabah

Le Conseil de la concurrence fait savoir qu’au niveau national, les estimations disponibles font état d’une perte abiotique (post récolte) de 20% à 40% de fruits et légumes au niveau du marché local, ce qui se traduit par une réduction de l’offre potentielle et une augmentation finale, possible, des prix à la consommation. Dans son rapport publié sur son portail électronique, le conseil relève que ces pertes sont soit des quantités invendues, soit des déperditions dues aux circuits longs qui incorporent des aléas de transport, de manutention et d’entreposage, précisant que ce gaspillage pénalise également l’usage des facteurs de production et engendre des coûts d’opportunité importants, notamment au niveau de l’utilisation de l’eau dans un contexte où le stress hydrique menace tout le secteur. Le conseil a appelé à la gestion efficace de la périssabilité des fruits et légumes et à l’optimisation des circuits de distribution et l’adoption d’une stratégie de valorisation permettant de réduire ces pertes à l’instar des produits destinés à l’export où les pertes à déplorer ne sont que de l’ordre de 3% à 5%. Le rapport a révélé aussi des carences en matière de contrôle des prix, notant que les intermédiaires s’approprient en moyenne près de 34% du prix final.

Al Ittihad alichtiraki

L’Observatoire du Sahara pour la Paix, la démocratie et les droits de l’Homme (OSPDH) a dénoncé les exécutions arbitraires de jeunes séquestrés dans les camps de Tindouf. Dans un communiqué, l’OSPDH a condamné ces exactions qui violent le droit à la vie de la population des camps de Tindouf, tenant l’État algérien et les dirigeants du Polisario pour responsables de ces crimes. Au mépris total des craintes exprimées par les organisations internationales et dans des rapports onusiens, dont celui du Secrétaire général des Nations Unies, quant à la récurrence de ces crimes, les forces algériennes ont délibérément exécuté trois jeunes civils séquestrés dans les camps de Tindouf, issus du camp de Dakhla, près du site minier « Ghar Ajbilat », au sud de Tindouf.

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