jeudi 25 avril 2024

LE PRÉSIDENT D’ANGERS SAÏD CHABANE CONDAMNÉ À DEUX ANS DE PRISON POUR AGRESSIONS SEXUELLES

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Saïd Chabane, ancien président et actuel propriétaire d’Angers SCO, club de Ligue 2, a été condamné ce vendredi a deux ans de prison, dont un avec sursis, pour agressions sexuelles.

Un total de sept plaintes. Le président d’Angers SCO, Saïd Chabane, a été condamné par le tribunal correctionnel de la ville ce vendredi à deux ans de prison, dont un avec sursis. Il a été reconnu coupable des faits dénoncés par six femmes et relaxé «au bénéfice du doute» dans un septième dossier. Le propriétaire du club de Ligue 2 n’était pas présent lors du délibéré.

   SES AVOCATS VEULENT FAIRE APPEL

Lors du procès, qui s’est déroulé en décembre dernier, le procureur avait demandé au tribunal de condamner Saïd Chabane à trois ans de prison, dont un avec sursis, pour des faits d’agressions sexuelles décrits par sept femmes. S’il a finalement écopé d’une peine plus clémente, les avocats du propriétaire d’Angers SCO, Me Rouiller et Me Benaïm, ont annoncé faire appel de cette condamnation.

«Nous accueillons cette décision avec un certain soulagement puisque M. Chabane a été déclaré partiellement innocent de ce dont on l’accusait depuis plusieurs années. Bien évidemment, nous ne sommes pas d’accord avec le reste de la décision et allons interjeter appel pour que M. Chabane puisse être totalement innocenté», a déclaré Me Pascal Rouiller.

De l’autre côté, Me Céline Tavenard, avocate de la partie civile, a estimé que c’était «une décision sans surprise pour les parties civiles, à la hauteur de ce qui a été dit à l’audience», avant d’ajouter : «l’important pour les plaignantes est que la vérité soit dite et reconnue».

   UNE PREMIÈRE PLAINTE EN 2020

La première plainte a été déposée il y a quatre ans par une salariée du club d’Angers SCO. Elle dénonçait des faits survenus quelques semaines plus tôt, lors d’un voyage à Madrid auquel participaient plusieurs employés.

Six autres plaintes avaient par la suite été déposées, pour des faits s’étalant de 2014 à 2019. À la barre, d’anciennes employées du SCO d’Angers avaient raconté à tour de rôle des étreintes forcées et des attouchements aux fesses et à la poitrine de la part de Saïd Chabane. Ce dernier avait nié lors du procès l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés.

Saïd Chabane sera jugé dans une tout autre affaire à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Bobigny, pour exercice illégal de l’activité d’agent sportif et blanchiment en bande organisée, aux côtés de quatre autres personnes. Tous contestent les faits qui leur sont reprochés.

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