vendredi 23 février 2024

Vidéos et photos intimes divulguées sur le Net: Amin Raghib révèle des détails exclusifs sur l’affaire

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L’opinion publique nationale a été secouée par l’affaire des fuites  de photos « contraires à la pudeur » via l’application «Snapchat», qui a fait grand bruit, après que l’expert en sécurité numérique et en investigations cybernétiques marocain Amin Raghib a fait exploser ce scandale, qui est devenu le sujet d’actualité sur les réseaux sociaux et dans la presse nationale.

Amin Raghib a révélé l’affaire, déclenchant une vague d’indignation et de questions. Comment ces images ont-elles été divulguées ? Qui est derrière cette fuite? Quelles sont les implications pour les victimes et pour la société marocaine ?

Pour mieux éclairer le sujet et connaître les tenants et aboutissants de cette affaire, nous avons contacté l’expert en sécurité numérique et en investigations cybernétiques Amin Raghib et lui avons posé une série de questions sur le sujet.

Comment ces photos et vidéos privées d’un groupe de filles ont-elles été divulguées au public ?

Amin Raghib: Ces contenus, qui sont des photos et des vidéos, ont été divulgués au public, probablement par des groupes sur « Telegram », qui ont pris ces vidéos et les ont téléchargées sur des espaces de stockage. Il est important de noter que dans la vidéo en direct où j’ai révélé cette affaire, je n’ai pas parlé des filles dont les photos et vidéos sont présentes dans les liens diffusés, mais j’ai mis en garde contre ces fichiers. Il est important de noter que les deux liens qui ont été largement diffusés ne contiennent que 10 % environ de ces fichiers.

S’agit-il uniquement du Maroc, ou s’agit-il de fuites internationales ?

Amin Raghib: Les fichiers que j’ai consultés ne concernent pas uniquement le Maroc, mais ils incluent de nombreux contenus liés à des pays arabes et étrangers. Cependant, ce qui a attiré mon attention, c’est que la plupart des vidéos et photos contraires à la pudeur diffusées dans ces fichiers concernent des filles en Algérie.

Certains vous ont accusé d’exagérer et d’amplifier l’affaire pour attirer l’attention sur vous, et d’autres ont dit que vous avez créé ce « buzz » pour promouvoir une application.

Je suis actif sur internet depuis 2009, et je n’ai pas besoin d’attirer l’attention sur moi. Mon activité sur les réseaux sociaux se limite désormais à la plateforme « Instagram ». Quant à ceux qui veulent attirer l’attention, ce sont les influenceurs qui insultent les gens pour créer du « buzz ». Il n’y a pas d’exagération dans cette affaire, les liens qui circulent aujourd’hui ne représentent que 10 ou 20 % des contenus qui étaient dans les liens originaux. Il y avait deux liens qui contenaient de grandes quantités de fichiers, à tel point que l’ordinateur ne pouvait pas les télécharger tous. Certains experts ont dit que j’avais exagéré l’affaire, en se basant uniquement sur les contenus qui circulent aujourd’hui, qui sont peu nombreux par rapport à l’ensemble des fichiers qui ont été publiés pour la première fois, puis supprimés une heure ou une heure et demie après leur publication. Ces fichiers contenaient des vidéos très dangereuses.

Quant à ceux qui m’ont accusé d’exploiter l’affaire des fichiers divulgués pour promouvoir une application particulière, il semble qu’ils tirent leurs informations des groupes, pages et blogs sur Facebook sans vérifier la véracité des informations. Je souhaite que les gens reviennent à la vidéo dans laquelle j’ai mis en lumière cette affaire pour s’assurer que je n’ai mentionné aucune application.

Cette affaire soulève de nombreuses questions troublantes. Il est crucial de mener une enquête approfondie pour identifier les responsables et prendre les mesures nécessaires pour protéger les victimes. La société marocaine doit également se pencher sur les questions de cybercriminalité, de respect de la vie privée et de protection des données personnelles.

En attendant, il est important de ne pas partager les vidéos et photos incriminées et de respecter la dignité des victimes. La diffusion de ces contenus ne fera qu’aggraver la situation et traumatiser davantage les personnes déjà blessées.

Ce scandale est un rappel de la nécessité de renforcer la sécurité numérique et de sensibiliser le public aux dangers de la cybercriminalité. Il est également important de promouvoir une culture de respect et de tolérance, où la vie privée et la dignité de chaque individu sont protégées.

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