jeudi 22 février 2024

Maroc : Trois instances professionnelles insistent sur le déblocage des cartes de presse

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La Fédération marocaine des médias (FMM), la Fédération nationale du journalisme, de l’information et de la communication (FENAJIC) affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) et la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) ont fait part, jeudi, de leur «inquiétude quant au déroulement de l’opération de renouvellement de la carte de presse par la commission provisoire et expriment leur compréhension des protestations des professionnels».

A l’issue d’une réunion tenue au siège de la FMEJ à Casablanca, lesdites instances se sont dit étonnées quant à la lenteur de l’opération, ainsi que «la faible communication ou leur interaction avec les doléances pertinentes» des journalistes protestataires.

Dans un communiqué sanctionnant cette réunion, les instances appellent ainsi la commission provisoire à «publier les listes des bénéficiaires de la carte de presse au cours des cinq dernières années, afin de s’assurer de leur conformité». Elles renouvellent aussi leur indignation sur «le fait de ne pas avoir été invitées à participer à la réunion élargie de la commission de la carte professionnelle», tel que prévu par la loi.

Dans un autre registre, les instances rappellent la promulgation par le ministère de tutelle d’un décret relatif à l’aide publique et son approbation par le conseil de gouvernement, «sans concertation ni dialogue préalable avec les organisations professionnelles». Ce texte «comporte des conditions susceptibles de se répercuter négativement sur la presse électronique et régionale, ainsi que sur les petites et moyennes imprimeries, conduisant ainsi à la restriction du pluralisme et de la diversité du secteur» dans le pays, alertent-elles.

Dans ce sens, les instances professionnelles rappellent que «l’existence aujourd’hui d’une commission provisoire est en soi un indicateur d’une dégradation et d’un recul par rapport à l’acquis démocratique incarné par la création de l’institution d’autorégulation en 2018. Par conséquent, elles ont appelé le gouvernement à «envisager de sortir de ce provisoire, dans les plus brefs délais, à respecter la loi, l’esprit de l’article 28 de la Constitution et le libre choix démocratique».

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