jeudi 29 février 2024

Japon: plus de 200 morts, selon un nouveau décompte officiel

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Le séisme du 1er janvier dans le centre du Japon a fait 202 victimes, selon un nouveau décompte diffusé mardi par les autorités du département d’Ishikawa, où la catastrophe s’est produite.

Le nombre de personnes dont les autorités sont toujours sans nouvelles a baissé dans le même temps, à 102 contre 120 auparavant.

Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus meurtrière au Japon depuis des inondations géantes dans l’Ouest du pays en 2018, qui avaient fait plus de 220 morts. C’est aussi le séisme le plus meurtrier dans l’archipel depuis ceux qui avaient frappé l’île de Kyushu (Sud-Ouest) en 2016, causant près de 300 morts.

Survenu le 1er janvier dans la péninsule de Noto, à la pointe Nord du département d’Ishikawa, le très fort séisme de magnitude 7,5 et les plus de 1 200 secousses qui ont suivi ont fait s’effondrer de nombreux bâtiments, déclenché des incendies et endommagé de nombreuses infrastructures.

Mardi, un nouveau séisme important –de magnitude 6,0 selon l’agence météorologique japonaise (JMA) ou 5,9 selon l’Institut américain d’études géologiques (USGS)– a secoué la même zone, mais son foyer était sous-marin, à moins de 60 km à l’ouest de l’île japonaise de Sado.

La JMA n’a pas émis d’alerte au tsunami après ce nouveau puissant tremblement de terre.

Plus d’une semaine après la catastrophe, plus de 3 000 habitants de la péninsule restent coupés du monde en attendant les secours, ralentis par la pluie, la neige et le blocage persistant de routes du fait d’éboulements.

Plus de 28 000 personnes vivent encore dans quelque 400 centres d’évacuation. Certains de ces refuges sont bondés et manquent de vivres et de chauffage.

Près de 60 000 foyers sont par ailleurs toujours privés d’un accès à l’eau courante et près de 15 000 restent mardi sans électricité.

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a appelé mardi ses ministres à «résoudre» le problème des communautés toujours isolées dans la péninsule de Noto et «à poursuivre avec ténacité les opérations de sauvetage».

Le gouvernement s’efforce aussi de transférer des personnes évacuées vers des centres situés en dehors des zones sinistrées pour lesquels l’approvisionnement en biens de première nécessité n’est pas un problème.

 

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