jeudi 22 février 2024

Carte de presse : l’ANME et le syndicat national réagissent aux dysfonctionnements de la plateforme électronique

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L’Association Nationale des Médias et des Éditeurs a déclaré que la création d’une plateforme électronique pour soumettre des demandes de carte de presse pour l’année 2024 à distance a entraîné plusieurs dysfonctionnements.

De nombreuses plaintes de journalistes et d’éditeurs ont été reçues, indiquant que la plateforme connaît de nombreux problèmes et des difficultés techniques dans le téléchargement de documents et la gestion de certains cas.

Dans un communiqué, l’association a estimé que le lancement de la plateforme par le comité intérimaire chargé de la gestion des affaires du secteur de la presse et de l’édition était « quelque peu précipité ».

Elle a noté que « la communication présumée avec les utilisateurs et la généralisation de son mode d’utilisation, y compris la description des cas que l’utilisateur peut rencontrer et les solutions possibles, n’étaient pas disponibles pour la majorité des journalistes », au point que de nombreux journalistes professionnels ont reçu un rejet de leur demande dans la plateforme sans explication ni information sur le caractère définitif ou temporaire de ce rejet. Par ailleurs, les délais n’étaient pas suffisants pour enregistrer les demandes, ce qui a entraîné des extensions successives.

La commission a critiqué le fait de ne pas informer que le dépôt des dossiers pour obtenir la carte au siège du Conseil National de la Presse sans accéder à la plateforme est toujours possible, et elle a rejeté toutes les demandes de renouvellement de la carte pour les journalistes dont le salaire mensuel est inférieur à 5 800 dirhams.

Le conseil exécutif de l’association a recommandé de garder la période de dépôt des demandes de renouvellement de la carte de presse, que ce soit via la plateforme ou en déposant un dossier physique, ouverte jusqu’à ce que les problèmes techniques affectant le fonctionnement de la plateforme soient résolus. Il a également recommandé de contacter tous les journalistes dont la demande a été rejetée afin d’expliquer le refus s’il est définitif, ou si la demande ne répond pas aux conditions, de leur accorder suffisamment de temps pour compléter les documents ou les données nécessaires pour régulariser leur situation et obtenir la carte.

Il a également recommandé de mettre en place un système de support assisté par des ressources humaines suffisantes (Help Desk) pour répondre à des centaines de demandes de renseignements ou d’assistance à distance, par exemple avec un numéro vert et un nombre suffisant de lignes téléphoniques pour gérer les appels.

En ce qui concerne le salaire minimum, elle a demandé de distinguer entre les journalistes de la presse écrite, qui sont régis par la convention collective de 2005 fixant le salaire minimum à 5 800 dirhams, et les journalistes des plateformes électroniques, qui ne faisaient pas partie de cette convention collective à l’époque, et de fixer le salaire minimum pour cette catégorie à 4 000 dirhams de manière exceptionnelle cette année, avec l’intention d’unifier le salaire minimum l’année prochaine à 5 800 dirhams, pour les journalistes de toutes les plateformes.

Pour sa part, le Syndicat National de la Presse Marocaine a exprimé ses préoccupations lors d’une réunion élargie du Comité de la Carte le 29 décembre, qui a coïncidé avec une protestation des collègues au siège du Conseil National.

« Nous avons présenté des propositions pour surmonter cette polémique, et nous avons même pris la responsabilité de communiquer avec l’opinion publique journalistique pour la rassurer. La direction du syndicat a pris la responsabilité de communiquer directement avec le Comité intérimaire au cours des jours précédents pour accélérer la résolution des déséquilibres enregistrés et présenter des propositions pour résoudre le problème de manière globale, certaines qui doivent être traduits par les décisions de l’Assemblée générale du Comité intérimaire. « , explique   le syndicat dans un communiqué de presse.

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