jeudi 22 février 2024

Le ministère de l’Intérieur s’active pour la gestion de la crise du stress hydrique

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Le Maroc, confronté à une crise hydrique sans précédent, intensifie ses efforts pour gérer le stress hydrique qui menace ses ressources en eau. Une circulaire récente du Ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, souligne l’urgence de la situation et met en avant une série de mesures drastiques.

La circulaire adressée aux Walis des régions et gouverneurs des préfectures et provinces du royaume aborde les conséquences des années successives de sécheresse, qui ont gravement affecté les réserves hydriques du royaume, mettant en péril l’approvisionnement en eau. Face à une situation alarmante, marquée par la rareté des précipitations et le niveau critique des barrages et nappes phréatiques, le ministère appelle à une action rigoureuse pour rationaliser l’utilisation de l’eau.

Les mesures proposées comprennent des réunions mensuelles avec les opérateurs de distribution d’eau pour cartographier la consommation d’eau par quartier et identifier les zones les plus consommatrices. Une campagne de sensibilisation sur la rationalisation de la consommation d’eau est également prévue, en collaboration avec les associations locales. Cette initiative implique la distribution de brochures et flyers et peut aller jusqu’au rationnement du débit d’eau dans les quartiers les plus consommateurs.

Un accent particulier est mis sur la lutte contre la perte d’eau, notamment en détectant les fuites dans les canalisations et en réprimant la fraude liée à l’exploitation des ressources hydriques. Le non-paiement des frais d’eau par certains usagers est également pointé du doigt comme une incitation à l’abus.

Des restrictions sévères seront imposées sur plusieurs activités pour économiser l’eau, incluant l’interdiction d’arrosage des espaces verts, le nettoiement des voies publiques avec de l’eau, le remplissage des piscines et certaines cultures gourmandes en eau. Les responsables régionaux sont appelés à travailler avec les ministères concernés pour limiter l’impact du stress hydrique sur la population et l’économie. Des mesures palliatives, comme la réactivation des comités de suivi de l’approvisionnement en eau, le recyclage des eaux usées, l’approvisionnement en eau par camions citernes et l’aménagement de points d’eau pour le cheptel, sont prévues.

Chaque région devra soumettre un rapport mensuel sur les actions entreprises, soulignant l’importance de l’engagement personnel des responsables à tous les niveaux pour gérer cette crise. Ce rapport se doit de faire ressortir les actions mises en œuvre en exécution des prescriptions de la présente circulaire, assorties d’une évaluation de la situation prévalant au niveau des commandements en rapport avec le stress hydrique. La situation critique du Maroc face au stress hydrique nécessite une réponse collective et coordonnée pour préserver cette ressource vitale, conclut la circulaire.

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