vendredi 23 février 2024

Terrorisme: la Grèce va extrader vers le Maroc l’un des dangereux émirs de Daech en Syrie

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Fin de cavale pour le dénommé Mohamed Boudarga, alias Abou Mohamed Al Fateh, l’un des anciens émirs marocains de Daech en Syrie. Arrêté fin juillet 2021 en Grèce, sur la base de renseignements fournis par la DGED et la DGST, il sera extradé au Maroc après avoir épuisé tous les recours en justice. Explications.

Selon des médias grecs, les autorités judiciaires d’Athènes ont décidé d’extrader vers le Maroc le dénommé Mohamed Boudarga, qui avait occupé de hauts postes de responsabilité au sein de l’organisation terroriste Daech en Syrie.

Celui qui s’était rebaptisé Abou Mohamed Al Fateh, son «nom de guerre», avait été arrêté fin juillet 2021 en Grèce sur la base de renseignements précis fournis par les services de sécurité marocains, représentés par la Direction générale des études et de la documentation (DGED) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Il faisait aussi l’objet d’une notice rouge d’Interpol à la demande des autorités judiciaires marocaines.

Son arrestation a été rendue possible grâce aux mécanismes de coopération sécuritaire entre les services marocains et leurs homologues grecs, italiens, britanniques et américains.

Mohamed Boudarga avait rejoint en 2014 les rangs de Daech en Syrie, où il a assumé plusieurs responsabilités au sein de la «Brigade spéciale» qui sévissait dans la région de Deir ez-Zor, et de la police religieuse (Hisba) à Raqqa.

Dans une vidéo diffusée par Daech, on le voyait en flagrant délit de mutilation d’une dépouille, menaçant de combattre ceux qu’il appelait les «ennemis de la religion». Il a été interpellé lorsqu’il tentait de se rendre en Europe via la Grèce, muni de faux documents de voyage, en compagnie de son épouse franco-marocaine Louiza Hajjaoui, alias Oum Haïjar.

Mercredi 27 décembre, le Conseil d’État, la plus haute juridiction de Grèce, a approuvé son extradition, confirmant ainsi, et en dernier recours, les décisions de la Cour d’appel de Thessalonique et de la Cour suprême grecque. Ces juridictions avaient remis en cause les allégations du prévenu, selon lesquelles ses droits seraient violés au Maroc, où il risquerait de ne pas bénéficier d’un procès équitable.

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