vendredi 21 juin 2024

Chakib Benmoussa: les surenchères ne servent en rien la réforme

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D’après le ministre de l’Education nationale, Chakib Benmoussa, la réforme est nécessaire et ne peut supporter des surenchères dont les «enfants du peuple» sont les premières victimes.

La chambre des représentants, les députés sont unanimes. A l’occasion de la session hebdomadaire dédiée aux questions orales, tenue ce 11 décembre, les élus de différents bords ont insisté sur la nécessité du retour des élèves aux écoles, tout en invitant le gouvernement, notamment le ministre de tutelle, Chakib Benmoussa, à répondre favorablement à toutes les revendications des enseignants pour rattraper l’année scolaire.

Comme le rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans sa livraison du 13 décembre, les députés ont tenu à saluer l’accord conclu la veille entre le gouvernement et les syndicats de l’enseignement les plus représentés lors d’une rencontre présidée par le chef de l’exécutif. En vertu de cet accord, les enseignants ont obtenu une augmentation de 1.500 dirhams, en deux tranches, à partir du 1er janvier 2024 et du 1er janvier 2025.

S’ils félicitent le gouvernement pour cet accord avec les syndicats, les députés ont pour autant exhorté l’exécutif à réagir favorablement au reste des doléances des femmes et des hommes de l’Education nationale, notamment l’annulation du statut unifié de l’enseignant, au cœur des contestations des grévistes. En outre, les députés ont vivement critiqué le retard du gouvernement dans la réponse aux revendications des enseignants.

En réaction aux interventions des parlementaires, le ministre de tutelle, Chakib Benmoussa, a déclaré que «l’éducation est un sujet difficile, compte tenu des différentes évolutions sociétales». Face aux députés, le ministre a réaffirmé que la réforme est nécessaire, ajoutant que celle-ci ne peut supporter les surenchères dont sont victimes «les enfants du peuple».

Pour rappel, l’accord signé le 10 décembre dernier entre le gouvernement et les syndicats n’a pas encore mis fin au mouvement des protestations au sein de l’école publique.

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