mardi 27 février 2024

En visite au Moyen-Orient, Poutine poursuit son retour sur la scène internationale

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Le président russe Vladimir Poutine se rend mercredi aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite avant de recevoir le président iranien à Moscou jeudi, poursuivant son retour sur la scène internationale en dépit des tentatives occidentales de l’isoler. 

Traité en paria par les Occidentaux et visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour la «déportation» d’enfants ukrainiens, Vladimir Poutine réservait ses rares voyages à l’étranger à ses plus proches alliés.

Il était par exemple absent des dernières grandes rencontres internationales: le sommet du G20 en Inde en septembre et celui des BRICS en Afrique du Sud en août. M. Poutine avait expliqué éviter ces réunions pour ne pas « causer de problème » aux organisateurs.

Avec l’échec de la grande contre-offensive estivale ukrainienne sur le front, l’absorption du choc des sanctions occidentales par l’économie russe et l’attention internationale focalisée sur Gaza et Israël, M. Poutine semble plus confiant.

«Les visites de travail du président Poutine aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite auront lieu demain. Tout cela se déroulera en une seule journée», a précisé mardi aux journalistes le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Selon lui, M. Poutine abordera lors de cette visite «les relations bilatérales», «l’agenda international», «le conflit israélo-palestinien», ainsi que les réductions de la production de pétrole dans le cadre de l’Opep+ dont la Russie est membre.

S’agissant de la guerre à Gaza, le président russe s’est montré à plusieurs reprises critique d’Israël depuis le début de la guerre avec le Hamas, dénonçant la «catastrophe» humanitaire à Gaza et appelant à la création d’un État palestinien. Un message qu’il devrait marteler lors de ce déplacement dans le monde arabe.

Lors d’un sommet virtuel du G20 à ce sujet fin novembre, il avait accusé les Occidentaux de faire preuve d’indignation sélective en dénonçant son offensive en Ukraine, les interpellant sur l’«extermination des civils en Palestine».

Pour ce qui est du pétrole, la Russie a annoncé la semaine dernière son intention de renforcer sa coupe dans la production au moins jusqu’à fin mars 2024 pour «stabiliser les prix», en coordination avec l’Arabie saoudite, puissante partenaire au sein de l’Opep+, collectif réunissant les principaux pays exportateurs de pétrole.

Le Kremlin n’a pas indiqué si le président russe se rendra à la COP28, la conférence internationale sur le climat qui se déroule actuellement aux Émirats.

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