vendredi 1 mars 2024

Google : « nous intégrons l’IA à notre moteur de recherche »

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ChatGPT menace-t-il Google et son moteur de recherche ? Depuis que le grand public s’est emparé de l’agent conversationnel de l’éditeur Open AI, le géant de l’Internet qui dominait la toile est sérieusement ébranlé sur ses fondations. Comment Google compte-t-il tiré son épingle du jeu, pris en étau entre les différentes législations internationales et la concurrence ? Kent Walker, le directeur juridique d’Alphabet, la maison mère de Google, apporte quelques réponses.

L’arrivée de ChatGPT en novembre 2022 a modifié la recherche sur Internet, pré carré de Google depuis quinze ans. Le groupe américain a dû accélérer l’intégration de cet outil, mais veut rester prudent, explique à l’AFP son directeur des affaires publiques Kent Walker.

Il y a un an était lancé ChatGPT. Quel a été l’impact pour Google ?

S’ils ont utilisé le moteur de recherche de Google, Maps, Google Traduction ou Gmail, les gens utilisent l’intelligence artificielle (IA) depuis une douzaine d’années. Au cours de la dernière année, l’IA est devenue plus visible. L’essor de ces chatbots a accéléré notre travail et élargi l’acceptation populaire de l’IA. Mais bon nombre des nouvelles avancées s’appuient sur des articles que nous avons publiés depuis 2012. 

Pourtant, des internautes préfèrent maintenant utiliser chatGPT que le moteur de recherche de Google. Est-il menacé ? 

Certains de ces nouveaux outils d’IA ne sont pas toujours aussi précis que la recherche traditionnelle. Ils font ce que l’on appelle des hallucinations. Nous devons donc utiliser notre expérience de la recherche pour fonder les résultats sur des informations précises. Nous intégrons donc l’IA à notre moteur de recherche pour obtenir ce que nous appelons une expérience générative de recherche, afin d’avoir le meilleur des deux mondes.

Google est justement en procès aux États-Unis pour la place prépondérante de son moteur de recherche. La première phase est terminée, diriez-vous que Google s’en est bien sorti ?

Le procès aux États-Unis portait sur la question de savoir pourquoi les utilisateurs utilisent Google. Nous étions heureux de prouver que les utilisateurs choisissent Google parce qu’ils le veulent, et non parce qu’ils doivent le faire. Cela signifie que, lorsque nous travaillons avec d’autres plateformes qui nous facturent la distribution de nos produits, nous devons en faire le choix par défaut. Nous espérons que la Cour sera d’accord avec cela et nous le saurons probablement au printemps prochain. 

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