mercredi 27 septembre 2023

Les Espagnoles refusent de jouer en équipe nationale, le premier ministre les appuie

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Le premier ministre espagnol a affirmé samedi que les joueuses espagnoles ont donné « une leçon au monde » en refusant de poursuivre leur parcours en équipe nationale après l’affaire du baiser forcé et le refus de démissionner de leur patron désormais suspendu, Luis Rubiales.

Nos joueuses ont gagné deux fois, une fois sur le terrain, et ensuite en donnant une leçon au monde, une leçon d’égalité entre les hommes et les femmes, a dit le socialiste Pedro Sanchez lors d’un discours à Malaga.

Il a salué la décision des 23 joueuses de ne plus porter le maillot de l’équipe nationale d’Espagne si la direction de la fédération était maintenue.

Quelques minutes après le titre mondial des Espagnoles, le 20 août à Sydney, le président de la fédération espagnole de soccer Luis Rubiales a embrassé sur la bouche par surprise la joueuse Jenni Hermoso, provoquant l’indignation internationale.

Des femmes ont décidé de ne plus se soumettre. Plus jamais. C’en est fini, a expliqué Pedro Sanchez en allusion au slogan scandé dans les manifestations de soutien à Jenni Hermoso.

Je crois que ça n’a pas fait mal à l’image de l’Espagne, a estimé le chef du gouvernement. On va retenir la réaction exemplaire des joueuses de l’équipe nationale et la réaction de la société espagnole, qui a dit, se joignant à elles : « c’en est fini », avec toutes les conséquences que cela peut avoir, notamment pour les dirigeants.

Poussé de toutes parts à la démission, Luis Rubiales avait annoncé se maintenir en fonction lors d’un discours fracassant où il avait dit qu’il n’allait pas partir à cause d’un petit bisou consenti, et dénoncé un procès intenté par un faux féminisme.

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