vendredi 9 juin 2023

Revue de presse quotidienne de ce lundi 15 mai 2023

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi 15 mai 2023:

Le Matin

Dans le cadre des initiatives législatives de l’opposition, le groupe du Mouvement populaire à la Chambre des représentants vient de déposer une proposition de loi appelant à la mise en place d’un Conseil national de l’énergie. Dotée de l’autonomie financière, cette instance qui se veut consultative aura pour mission la définition des grandes orientations nationales dans le domaine de l’énergie, l’élaboration de programmes de développement énergétique de toutes sortes, parallèlement à la proposition de solutions alternatives pour réduire la dépendance de l’étranger.

La forte inflation qui perdure depuis des mois a eu un impact important sur les ménages, le tissu entrepreneurial marocain et, par conséquent, sur l’activité économique qui se replie. Face à cette situation, la solution pour relancer l’économie consiste, selon le président du Centre marocain pour la gouvernance et le management (CMGM), Youssef Guerraoui Filali, à soutenir la demande intérieure en réduisant le taux de l’IR et celui de la TVA pour un certain nombre de produits de base. Quant aux TPME, il s’agit d’orienter les commandes publiques et privées vers elles et de réduire les délais de paiement afin d’assurer leur viabilité.

Le Maroc a plaidé devant le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) pour un financement prévisible, durable et souple des opérations de soutien à la paix. L’Ambassadeur Représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors d’une réunion ministérielle du CPS tenue vendredi et consacrée au financement des opérations de soutien à la paix (OSP) mandatées par l’UA, a relevé l’importance de cette thématique qui intervient à quelques jours de la publication par le Secrétaire Général des Nations Unies de son rapport sur le financement des OSP, notant qu’elle est également d’actualité pressante pour l’UA, notamment pour des missions comme l’ATMIS en Somalie qui nécessitent, pour assurer leur viabilité et leur fonctionnement adéquat, une mobilisation urgente de ressources. La participation aux efforts de maintien de la paix, notamment en Afrique, est au centre de la politique extérieure du Maroc depuis son indépendance, a souligné Arrouchi.

L’Economiste

La restructuration du portefeuille public, malgré les efforts consentis depuis 2018, n’a pas encore véritablement démarré. Cela s’explique notamment par l’absence d’une feuille de route des opérations de restructuration, avec un calendrier fixé. A cet égard, les procédures de restructuration interne, que des établissements et entreprises publics importants pour l’Etat, ont commencé à mettre en œuvre, n’ont pas encore abouti aux résultats escomptés concernant leur situation financière et leurs indicateurs économiques. Cela s’applique à l’ONEE, l’ONCF et la RAM. La Cour des comptes a constaté que sur les quatre opérations de restructuration programmées dans le cadre de la loi de finances pour l’année 2022, trois n’ont pas été réalisées. Cela – concerne le partenariat stratégique – entre l’ONCF, l’OCP et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social. La création du pôle de l’audiovisuel public, le rapprochement entre Tanger Med : TMSA et la société d’exploitation des ports. Le projet de loi relatif à l’exécution de la restructuration du secteur de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide est au stade de l’approbation.

Paradoxe. Si globalement les arrivées touristiques ont enregistré une hausse exceptionnelle par rapport à 2019, année de référence en mars, les nuitées ne connaissent pas la même dynamique. C’est ce qu’on retient des statistiques sur le tourisme au Maroc depuis janvier 2023. Statistiques publiées par l’Observatoire du tourisme. Donc, par rapport à la même période en 2019, le nombre de nuitées a baissé de 10% en mars. Le volume global des nuitées n’a pas dépassé les 1,9 million de nuitées. Par destination, à l’exception de Marrakech et Essaouira, toutes les autres villes ont affiché des baisses par rapport à cette période en 2019. Ainsi, Fès, Rabat, Casablanca et Agadir ont enregistré des reculs respectifs de 22%, 14%, 23% et 14%. Ouarzazate et Tanger n’ont pas été épargnées non plus et ont affiché des baisses de 22% et de 7%.

L’Opinion

Les fruits rouges du Maroc cartonnent à l’export. Le Royaume dépasse désormais les Etats-Unis dans les exportations de certains fruits rouges comme la framboise et la myrtille, et en devient respectivement numéro 3 et 4 au niveau mondial. Actuellement, le Maroc exporte dans plus de 54 pays à travers le monde. Ces performances s’expliquent par l’essor de la filière dont la production s’est établie à 183.000 tonnes lors de la dernière campagne agricole. Malgré la succession de deux années de sécheresse, les producteurs espèrent continuer à avoir des rendements satisfaisants, pour une filière dont le chiffre d’affaires annuel dépasse les 4,5 milliards de dirhams (MMDH) et qui vient de bénéficier d’un nouveau contrat-programme avec l’Etat.

Les Inspirations Éco

La substitution du régime du forfait de l’IR par la Contribution professionnelle unique (CPU), greffée de l’assurance maladie, ne s’est pas encore traduite par la ruée espérée de nouveaux contribuables attendus. Au contraire, 60% des 400.000 forfaitaires recensés avant cette réforme n’apparaissent plus dans les registres de l’administration fiscale. L’idée était d’aménager un prélèvement unique regroupant tous les impôts auxquels sont soumis les forfaitaires exerçant des activités à faible revenu, en plus d’une cotisation à l’assurance maladie. Tous ne se sont pas volatilisés dans la nature, certains ont peut-être été emportés par la crise du Covid-19 ou migré vers le régime du résultat net réel, explique une source du journal à la DGI, qui se dit “convaincue que l’assurance-maladie adossée à la CPU finira, à terme, à faire venir des nouveaux contribuables dans le système”.

Le ministre délégué chargé de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, a rassemblé les directeurs généraux des 12 Centres régionaux d’investissement (CR) pour une première réunion d’information et de coordination. Elle fait suite à l’adoption du décret 2.23.310 portant application de la loi 47.18 portant réforme des Centres régionaux d’|Investissement et création des Commissions régionales unifiées d’investissement, qui placent les CRI sous la tutelle du Chef du gouvernement. La réunion marque ainsi le lancement du nouveau palier de la réforme des CRI.

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