lundi 22 juillet 2024

Lutte contre les maladies et virus : Ait Taleb dévoile la stratégie nationale

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Le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, a déclaré que la stratégie nationale de lutte contre les maladies et la grippe provoqués par les insectes volants et rampants et les espèces errantes repose sur une approche holistique basée sur la prévention, et comprend la lutte contre les vecteurs en coordination avec diverses interventions.

La stratégie comprend également le diagnostic précoce des maladies, tout en sensibilisant les employés du secteur de la santé à ces maladies qui sont liés aux facteurs de risque internes en s’appuyant sur l’évaluation des risques pour la santé humaine, le diagnostic en laboratoire, les mesures de santé publique, et la coordination avec le secteur de la santé animale pour un suivi précoce des cas détectés chez l’animal.

Dans une réponse à une question parlementaire du groupe du Mouvement populaire (MP), le ministère de la Santé a souligné que cette stratégie a permis l’élimination d’un groupe de maladies telles que le paludisme, le trachome et la schistosomiase, et le développement de programmes de santé pour les maladies émergentes qui constituent une menace pour la santé publique comme le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), une pandémie de grippe, Mers Cove, Ebola et Zika, en mettant l’accent sur une gestion efficace, une surveillance précoce et continue ainsi que la préparation de mécanismes de réponse.

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale s’appuie également sur un programme national de lutte contre les vecteurs de maladies, et adopte une approche intégrée pour gérer leur lutte, en impliquant tous les acteurs concernés, a-t-il souligné.

Selon Khalid Ait Taleb, cette approche a été adoptée suite à la décision conjointe n° 1814 du 24 novembre 2014, signée entre les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’intérieur et de l’environnement, selon laquelle un comité national et des comités interministériels régionaux et provinciaux de gestion intégrée de lutte contre les vecteurs de maladies ont été mis en place.

Cette approche repose sur la priorisation de l’hygiène générale et de la désinfection sanitaire et l’élimination de tous les points noirs. Si l’utilisation de pesticides est nécessaire, des pesticides autorisés par le ministère de la Santé et de la Protection sociale doivent être utilisés, a précisé le responsable gouvernemental.

Aussi, le ministère de la Santé s’emploie à encadrer et à motiver les comités régionaux et provinciaux pour contribuer au contrôle des maladies de la leishmaniose, en s’appuyant sur une surveillance continue et un contrôle approprié du phlébotome qui transmet la maladie, une surveillance continue des stations où sont présents les rats hôtes de la maladie, en plus d’un contrôle approprié des rats et chiens errants porteurs de la maladie au niveau des cercles endémiques, tout en travaillant sur les opérations générales de nettoyage, notamment sanitaire et l’élimination de tous les points noirs, ainsi que l’utilisation de pesticides homologués contre les insectes et les rats.

La même stratégie repose sur la lutte contre les maladies à virus arthropodes (comme Zika) transmises par un type de moustique « invasif », qui a été déclarée comme urgence sanitaire par l’OMS en 2016.

Le ministère a mené une recherche nationale sur le terrain qui a confirmé l’existence de ce type de vecteur, et a travaillé à l’élaboration d’un nouveau système de surveillance de cet insecte à tous les points de passage aériens, maritimes et terrestres, sur la base de l’expertise scientifique nationale, alors que les travaux sur ce système débuteront au cours de l’année en cours.

La stratégie comprend également la lutte contre le paludisme et la schistosomiase, puisque le ministère a confirmé que le paludisme a été éradiqué et que le Maroc a obtenu le certificat de l’OMS pour l’éradication du paludisme endémique, grâce aux efforts concertés de toutes les parties concernées et des membres des comités de gestion pour la lutte contre les vecteurs de maladies. Quant à la schistosomiase, le ministère prépare actuellement un dossier pour obtenir le même certificat, a souligné le responsable.

Ainsi, Khalid Ait Taleb a confié que le risque d’entrer de ces maladies reste possible en raison de la présence de plusieurs facteurs au niveau national. Pour éviter cela, le ministère surveille en permanence les points et stations de reproduction des moustiques qui transmettent le paludisme, ainsi que les emplacements des escargots responsables de la schistosomiase, et surveille et suit la sensibilité et la résistance des moustiques porteurs de certains pesticides utilisés en santé publique, ainsi que la réalisation d’interventions pour lutter contre ces vecteurs par divers moyens notamment via le contrôle biologique, physique et chimique sans nuire à la santé et à l’environnement.

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