lundi 22 juillet 2024

Quels sont les vertébrés qui vivent le plus longtemps ?

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L’espérance de vie est en effet variable en fonction de l’espèce, du mode de vie, des conditions et lieux de vie.

Alors que l’Homme a une espérance de vie d’environ 80 ans (79,7 ans pour les hommes et 85,6 pour les femmes selon l’Insee en 2019), certaines espèces peuvent vivre plusieurs centaines, voire milliers d’années. Comment est-ce possible ?

Chez les vertébrés, l’espèce connue pouvant vivre le plus longtemps est le requin du Groenland. Mais chez les invertébrés comme les mollusques, les éponges ou encore les coraux, cette espérance de vie peut être bien plus élevée. Par exemple, en 2013, des chercheurs ont estimé l’âge d’une praire d’Islande nommée Ming à 507 ans !

Ajoutons à cela les coraux ou les éponges, dont l’âge de certains spécimens peut dépasser les milliers d’années, ou encore la méduse Turritopsis nutricula, dont on suppose l’immortalité biologique, car elle est capable de stopper son vieillissement et même de rajeunir.

Plusieurs hypothèses expliquent cette longévité

Pourquoi une telle longévité ? Plusieurs hypothèses ont été formulées et sont en discussion au sein de la communauté scientifique. Concernant le requin de Groenland, sa longévité pourrait principalement s’expliquer par son développement très lent et le fait qu’il atteigne sa maturité sexuelle à environ 150 ans, selon une étude publiée en 2016 dans la revue Science.

Pour la baleine boréale par exemple, une équipe de chercheurs de l’Université de Liverpool expliquait sa longévité par le fait qu’elle ait développé des mécanismes de résistance à des maladies liées à l’âge, comme les cancers, les maladies neurodégénératives ou cardiovasculaires. Sujet que nous abordions en détail dans un précédent article intitulé « pourquoi la baleine boréale peut-elle vivre 200 ans ? ».

Mais d’autres facteurs pourraient aussi expliquer une telle longévité : l’absence de prédateurs pour certaines espèces, ou encore la vie dans les eaux froides, synonyme d’une température corporelle plus basse et d’un métabolisme plus lent chez les animaux qui y vivent, bien que cette dernière hypothèse soit controversée dans le milieu scientifique.

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