mardi 28 mars 2023

Marseille-Paris SG: Ounahi et Hakimi face à face dans le plus ouvert des classiques

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Sur les formes du moment, le calendrier et les absences, l’Olympique de Marseille a une chance de tordre la double malédiction des classiques et de la Coupe de France contre le Paris SG, mercredi (21h10) en 1/8 de finale.

Enfin équilibré? Dans l’histoire récente, la domination parisienne est implacable, l’OM n’a battu le PSG qu’une fois sur leurs 26 dernières rencontres, et la capitale est sortie vainqueur dix fois sur onze d’une confrontation contre la métropole provençale en Coupe de France, depuis la première en 1975.

Les deux Marocains, Azzeddine Ounahi, la nouvelle recrue marseillaise et Achraf Hakimi, buteur le week-end dernier avec le PSG figurent bien dans la feuille de match.

Cependant, à l’approche de ce nouveau duel, les courbes de performance des deux rivaux semblaient parties pour se croiser, avant que la défaite de l’OM à domicile contre Nice (3-1), dimanche soir, ne douche un peu l’enthousiasme des supporters olympiens.

Mais l’équipe d’Igor Tudor a pris confiance et avait remporté neuf matches sur dix avant celui-là, quand le collectif du PSG semblait s’éroder, sur la même période, avec les deux premières défaites de la saison, à Lens (3-1) puis à Rennes (1-0) en Ligue 1.

La blessure de Mbappé, forfait, et l’obnubilation du PSG pour la Ligue des champions, à six jours de défier le Bayern Munich en 1/8 de finale (14 février), semblent donner quelques chances de plus à l’OM d’enfin renverser une tendance lourde.

« On n’a pas été nuls » 

Depuis onze ans et demi, l’OM n’a gagné qu’une fois le clasico français, 1-0 dans un Parc des Princes vidé par la pandémie (3.000 spectateurs), sous l’ère André Villas-Boas, le 13 septembre 2020.

La dernière victoire marseillaise au Vélodrome remonte elle au 27 novembre 2011 (3-0), avec des buts de Loïc Rémy, Morgan Amalfitano et André Ayew.

Mais sur leur élan, les Olympiens semblent avoir plus de chances de bousculer l’ogre parisien qu’au cours de cette dernière décade.

Même le coup d’arrêt contre Nice ne les refroidit pas. « On n’a pas été nuls, loin de là », assure Mattéo Guendouzi. « On est sur une bonne dynamique et cette défaite ne va pas nous mettre la tête sous l’eau. On va se relever dès mercredi. »

Avant cet échec, l’OM venait de prendre 22 points sur 24 possible pour remonter à la deuxième place, à six points de son adversaire. « On a fait de très bonnes choses depuis le début de saison », poursuit l’international. « Ce n’est pas parce qu’on a perdu ce match qu’on sera moins confiants pour mercredi. On va bien attaquer ce match et on sera prêt. »

« Tout commence à rentrer dans l’ordre » 

Le PSG le sera aussi, lui qui ne prend jamais par-dessus la jambe un classique. Certes, les champions de France ne traversent pas la meilleure période de leur saison, et ils ont perdu leur étoile Mbappé pour encore deux semaines.

Mais en attendant, Lionel Messi s’occupe de tout et Neymar, qui a manqué les deux derniers matches, a repris l’entraînement lundi et devrait être bon pour le service pour son dixième classique, un match qui ne lui a pas toujours souri: s’il a marqué quatre buts, il a aussi été expulsé deux fois.

Les joueurs de Christophe Galtier n’arrivent pas encore à retrouver la fluidité de la première moitié de saison, mais « tout commence à rentrer dans l’ordre après la Coupe du monde« , assurait Marquinhos après la victoire samedi contre Toulouse (2-1).

« Il a fallu retrouver nos automatismes », ce qui a pris « un peu de temps », admettait le capitaine. « Ça se voyait pendant nos premiers matches. Là, nous commençons à revenir de plus en plus en forme. C’est dommage qu’il reste des joueurs blessés, ce qui oblige à changer de schéma. Ça nous coûte un peu.« 

Christophe Galtier n’a pas dit qui garderait les buts, maintenant que Keylor Navas est parti à Nottingham Forest, il a juste précisé que Sergio Rico devenait numéro 2 derrière Gianluigi Donnarumma.

Quant au retour au Vélodrome, le Marseillais d’origine fait « abstraction totale du fait » d’être « né à Marseille » et d’avoir « joué à l’OM ».

« Je sais ce que représente ces matches-là, ce n’est pas un 1/8 de finale classique mais une confrontation OM-PSG ». Et le technicien a en conséquence « fermé toutes les arrivées, à la fois sur mon portable et au niveau familial, pour rester focus et aller chercher cette qualification« .

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