samedi 3 décembre 2022

Sahara marocain : L’Espagne réitère sa position constante

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Le quotidien le plus lu en Espagne « El Pais » a souligné que la position du gouvernement espagnol sur la question du sahara marocain reste celle d’avril dernier. Confrmant ainsi le large soutien du pays à la proposition marocaine d’autonomie.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez avait alors déclaré que son pays « considère l’initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007, comme la base sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend ».

Citant une source gouvernementale espagnole, le journal « Al Pais » a indiqué que Pedro Sanchez avait également réitéré, devant l’Assemblée générale de l’ONU, l’appel de l’Espagne à une solution politique basée sur le compromis, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le ministre des affaires étrangères, José Manuel Albares, a assuré que « le pacte avec Rabat est en vigueur et est respecté » et a défendu le travail des gendarmes marocains dans le contrôle de la migration et le respect des droits de l’homme par le Maroc.

Albares a rappelé, dans une interview accordée au média espagnol La Razón, que l’objectif principal du gouvernement est de maintenir l’amitié entre l’Espagne et le Maroc, et que la position de l’Espagne sur le Sahara marocain est « très claire » et consiste à rechercher « une solution politique mutuellement acceptable dans le cadre des Nations Unies ».

Une position qui, ajoute-t-il, est également «clairement exprimée» dans la déclaration conjointe hispano-marocaine du 7 avril, avec laquelle les deux pays ont entamé une nouvelle étape de leur relation bilatérale, et qui stipule que «l’Espagne considère l’initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour résoudre ce différend».

 «Nous sommes deux pays voisins et nous voyons les fruits d’une relation basée sur l’avantage mutuel, le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures», déclare Albares, qui défend le «travail scrupuleux de la coopération hispano-marocaine».

Dans ce sens, le ministre estime que le drame de Melilia, dans lequel des dizaines de migrants ont trouvé la mort, est «exceptionnel», car «il y a eu beaucoup, beaucoup d’agressions contre la clôture, et les drames humains, comme celui qu’il rappelle, sont évidemment exceptionnels».

En ce qui concerne l’Algérie, Albares souligne qu’il devrait y avoir une relation fondée sur le bénéfice et le respect mutuels et la non-ingérence dans les affaires intérieures, «exactement comme avec le reste des pays arabes».

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